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Un cercle de soutien à Whitehorse après l’invalidation de l’arrêt Roe c. Wade

Des personnes forment un cercle dans un parc.

Les personnes présentes ont formé un cercle de soutien autour du mot «choice» (choix) pour défendre le choix de recourir à l'avortement.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

En réponse à la décision de la Cour suprême des États-Unis d’invalider l'arrêt Roe c. Wade protégeant le droit à l'avortement, plus d’une quarantaine de personnes se sont retrouvées jeudi au parc Rotary de Whitehorse.

C’est une attaque dévastatrice envers le corps et l’indépendance des personnes qui ont un utérus et des ovaires, aux États-Unis et ailleurs, a scandé Sofia Ashley, la directrice du Centre des femmes Victoria Faulkner de Whitehorse, organisatrice du rassemblement.

Par ce ralliement, qui se veut une réponse au coup de poing de la nouvelle, l’idée est de pouvoir peut-être, sortir de cet état de choc, et se préparer pour les actions à mener, espère Sofia Ashley.

La directrice rappelle que le choix de l’avortement est possible au Yukon même s’il est encore compliqué pour les personnes vivant loin des centres urbains et que des progrès doivent être faits à ce sujet. Malgré tout, la décision américaine montre qu’on ne peut pas tenir ça pour acquis, malheureusement, que le débat existe encore, malheureusement, et qu’il faut être prêt à y faire face.

« Aujourd’hui, nous nous rassemblons en solidarité avec nos amies tlingit, inuit et autres en Alaska et [pour les] autres qui dans le monde ne disposent pas de ce droit humain de base. »

— Une citation de  Sofia Ashley, directrice, Centre des femmes Victoria Faulkner

L'organisme Les Essentielles a également répondu à l’appel. Sa directrice, Laurence Rivard, et Charlie-Rose Pelletier, agente de mobilisation, tenaient à être là après l’onde de choc causée par la décision de la Cour suprême. Vendredi, ce n’était pas une belle journée de travail, confient-elles.

Portrait de Laurence Rivard et Charlie-Rose Pelletier.

Laurence Rivard, à gauche, et Charlie-Rose Pelletier, à droite, représentaient l'organisme Les Essentielles lors du rassemblement. Elles rappellent que leurs portes sont ouvertes à toutes les personnes qui ressentiraient de la détresse ou le besoin de s'exprimer.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

La frontière n’arrête pas les émotions et la compassion, par contre, Laurence Rivard ne voit pas les répercussions arriver jusqu’au Canada, car il existe une différence de vision. Dans chaque pays il y a une culture qui influence cette vision de l’avortement et comment on va la traiter.

« Au Canada, je trouve que c’est rassurant qu’on soit capable d’avoir cette distance avec cette question et qu’on traite l’avortement comme un soin de santé comme un autre et non comme une question morale sur "est-ce que le fœtus est un être humain ou pas, ce n’est pas ça la question.” »

— Une citation de  Laurence Rivard, directrice, Les Essentielles

L’accès à l’avortement est quand même menacé au Canada, prévient-elle en rappelant qu’au Yukon il existe encore des inégalités et donc des progrès à faire pour que ce droit s’applique à toute la société, même aux personnes vivant loin de Whitehorse.

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