•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tramway : le retard du financement fédéral entraîne 160M$ de plus par année, pointe la STO

Le futur tramway de Gatineau.

Un croquis du futur tramway de Gatineau (archives)

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

L’annonce d’un financement fédéral soutenant le projet de tramway de Gatineau est d’autant plus attendue que son absence entraînerait des coûts additionnels considérables. C’est ce qui ressort d’une évaluation émanant de la Société de transport de l'Outaouais (STO).

C’est 160 millions $ par année à chaque fois qu’on repousse les annonces de financement, estime le président du conseil d’administration de la STO, Jocelyn Blondin.

On attendait des nouvelles en juin, nous sommes le 30 juin et on n'a rien encore, se désole-t-il.

M. Blondin en entrevue dans un parc.

Le président du conseil d’administration de la STO, Jocelyn Blondin (archives)

Photo : Radio-Canada

L’évaluation de la somme de 160 millions $ prend en compte les taux d’inflation, comme l’explique le directeur général de la STO, Patrick Leclerc.

C’est pour rendre très concret [l’impact du retard de financement fédéral ]. Car il ne faut pas s’imaginer que quand on retarde un projet de cette ampleur, qu’il n’y a aucun impact sur les coûts, détaille Patrick Leclerc, rappelant que le projet devrait s’étaler sur une dizaine d’années.

Un homme assis derrière un micro.

Le directeur général de la STO, Patrick Leclerc (archives)

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

Prochaines étapes en attente

Jocelyn Blondin regrette que cette situation soit non seulement coûteuse, mais qu’elle retarde par ailleurs la mise sur rail du projet. Embauches de firmes, études environnementales, ou encore consultations et rencontres de citoyens… Plusieurs étapes sont mises en attente, malgré des équipes toujours mobilisées.

Ça nous empêche d’une certaine manière d’avancer plus rapidement dans le projet et de respecter les échéanciers, mentionne le président de la STO. Ça nous prend une annonce demain matin. Nous devons avancer pour respecter l’échéancier et pour donner une qualité de service aux citoyens, martèle-t-il.

Même son de cloche du côté du directeur général de la STO, Patrick Leclerc. On a les deux pieds sur les blocs de départ, on attend le signal. Mais combien de temps on va rester sur le bloc de départ? C’est ça l'enjeu, résume Patrick Leclerc, qui espère un déblocage rapide.

Une réponse à venir

Secrétaire parlementaire du premier ministre et de la présidente du Conseil du Trésor et député de Hull-Aylmer, Greg Fergus se dit conscient de ce retard et de l’impact financier engendré et des coûts [qui] peuvent grimper si les prévisions économiques [se maintiennent].

Pas question pour autant de bousculer les fonctionnaires fédéraux qui s’attellent à livrer l’estimation la plus exacte possible du projet. Il est important qu’on leur laisse faire le travail, fait valoir Greg Fergus.

Ce dernier ajoute que tout le processus a été un peu complexifié avec la décision de piétonniser la rue Wellington.

Greg Fergus répond aux questions.

Le député de Hull-Aylmer, Greg Fergus a réagi aux commentaires de M. Blondin (archives)

Photo : La Presse canadienne / PATRICK DOYLE

C’est un projet unique au Canada qui mérite d’avancer, poursuit le député de Hull-Aylmer pour caractériser ce projet de tramway qui mobilise deux gouvernements municipaux, deux gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral.

Reste que la responsabilité du palier fédéral décale dans le temps le coup d’envoi du projet, au grand dam des espoirs de la STO. Je ne sais plus à quelle porte cogner. J’espère qu’ils vont être à l’écoute rapidement, conclut Jocelyn Blondin.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !