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Tamara Lich sera détenue pour la fête du Canada

Tamara Lich en entrevue.

Tamara Lich aurait violé ses conditions de remise en liberté. (archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

L'une des organisatrices du convoi des camionneurs, Tamara Lich, restera en détention pendant la fin de semaine de la fête du Canada, après avoir été arrêtée cette semaine pour avoir présumément enfreint ses conditions de mise en liberté sous caution.

Tamara Lich a été arrêtée lundi à Medicine Hat, en Alberta, après que la police d'Ottawa ait lancé un mandat d'arrêt pancanadien contre elle. Elle a été ramenée dans la capitale nationale et elle a fait une brève comparution devant le tribunal jeudi.

Le procureur de la Couronne, Moiz Karimjee, a demandé une journée entière pour l’enquête sur remise en liberté, qui doit avoir lieu le 5 juillet.

Tamara Lich reste en détention alors que plusieurs groupes, dont la plupart sont issus du convoi des camionneurs, prévoient des manifestations à Ottawa à partir du 1er juillet et qui se poursuivront tout au long de l'été.

Elle a comparu par visioconférence depuis une cellule de la police d'Ottawa, vêtue d'un chandail gris avec les mots Freedom Over Fear [La liberté plutôt que la peur, NDLR] en surimpression.

Eric Granger, l'avocat de Tamara Lich, a déclaré que le 5 juillet était la première date disponible.

La seule nouvelle accusation pour laquelle elle a été arrêtée est une accusation de violation d'une seule condition de mise en liberté sous caution, [elle] en sera à son neuvième jour de détention depuis son arrestation avant même d'avoir la possibilité de recouvrer sa liberté, a-t-il écrit dans un courriel à CBC.

Une femme avec un masque serre dans ses bras des gens dans une foule.

Tamara Lich embrasse ses partisans alors qu'elle quitte le palais de justice d'Ottawa après avoir été libérée sous caution, le 7 mars (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Mme Lich fait face à des accusations de méfait, d’avoir conseillé de commettre un méfait, d'entrave au travail des policiers, d’avoir conseillé de faire obstruction à la police, d’avoir conseillé à commettre de l’intimidation et d'intimidation en bloquant et en obstruant une ou plusieurs voies publiques en relation avec la manifestation.

Cette manifestation contre les mesures sanitaires avait bloqué certaines zones d'Ottawa pendant trois semaines alors que les participants garaient des camions et d'autres véhicules dans les rues de la ville, bloquant l'accès aux quartiers et aux principales artères autour de la Colline du Parlement.

Libérée en mars dernier

Tamara Lich a été arrêtée le 17 février et a passé environ 18 jours au centre de détention d'Ottawa-Carleton avant d'être libérée sous caution en mars sous certaines conditions, notamment de ne pas fréquenter les réseaux sociaux.

Elle a fait l'objet d'une évaluation de sa liberté sous caution le mois dernier, mais les procureurs n'ont pas réussi à la faire remettre en détention pour avoir prétendument violé la condition selon laquelle elle ne doit pas s’impliquer dans aucune activité en rapport avec le convoi de la liberté.

Mme Lich ne peut pas non plus organiser aucune forme de manifestation et n'est pas autorisée à entrer en contact avec plusieurs autres leaders du convoi, y compris Tom Marazzo, sauf en présence d'un avocat.

Tamara Lich regarde la caméra en compagnie d'un groupe de personnes.

Tamara Lich, quatrième à partir de la gauche, a reçu l'ordre d'un juge de ne pas avoir de contact avec Tom Marazzo, un autre organisateur du convoi, deuxième à partir de la droite (archives).

Photo : Facebook de Stacey Kauder

Les documents déposés après son arrestation mentionnent des photos de Mme Lich et M. Marazzo bras dessus, bras dessous, ajoutant que les photos ne relevaient pas de questions juridiques et aucun avocat [n'était] présent.

Ils font également référence à une vidéo de M. Marazzo prononçant un discours contenant un diaporama de l'occupation à Ottawa avant que Mme Lich ne monte sur scène et parle à la foule de l'annulation des droits.

Les documents ajoutent qu'après son discours, Mme Lich établit un contact physique avec M. Marazzo alors qu'elle se rassoit à la même table que lui et qu'elle semble lui chuchoter quelque chose à l'oreille, ce qui est décrit comme une communication.

Des amis des deux organisateurs du convoi avaient émis l'hypothèse sur les réseaux sociaux que Tamara Lich avait été autorisée à entrer en contact avec Tom Marazzo lors de l'événement parce que des avocats du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (CJLC), une organisation juridique et un organisme de bienfaisance enregistré basé à Calgary, qui représentent également Mme Lich dans ses affaires civiles, étaient présents.

Dans le dossier du tribunal, c’est Me Lawrence Greenspon qui est répertorié comme avocat de Mme Lich.

Avec les informations de Meghan Grant, Kristy Nease et David Fraser, de CBC

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