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Uashat mak Mani-utenam et Ekuanitshit assisteront à la visite du pape François

Vue de la façade principale de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré l'été sous un ciel bleu et nuageux.

Le 28 juillet, le pape célébrera la messe au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré (archives).

Photo : Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin

Radio-Canada

Des délégations de la communauté de Uashat mak Mani-utenam et d’Ekuanitshit (ITUM) assisteront à la visite du pape François à Québec à la fin du mois de juillet. Le souverain pontife sera au pays pour s'excuser officiellement du rôle de l'Église catholique dans la gestion des pensionnats pour Autochtones.

Le 28 juillet, le pape célébrera la messe au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré, près de Québec. De nombreux Innus s'y rendent déjà chaque année en pèlerinage au mois de juillet pour célébrer la fête de Sainte-Anne, une figure importante pour les Autochtones catholiques. Beaucoup d'entre eux prévoient prolonger leur séjour pour être présents au moment de la visite du souverain pontife.

Kenny Régis parle au micro.

Kenny Régis souhaite que la santé du pape se maintienne, car il espère que les représentants d’ITUM auront l’occasion de rencontrer le souverain pontife.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Il s’agit d’un événement important dans le processus de guérison des ex-pensionnaires. Pour eux, recevoir les excuses du Saint-Père, c’est une guérison, une forme de réconciliation, explique Kenny Régis, conseiller à ITUM.

« Si on veut parler de réconciliation, il faut qu’il y ait une reconnaissance des abus qui ont été faits auprès des Premières Nations. »

— Une citation de  Tania Courtois, coordonnatrice en santé communautaire à Ekuanitshit et responsable du voyage pour la rencontre avec le pape

Selon la coordonnatrice en santé communautaire à Ekuanitshit et responsable du voyage pour la rencontre avec le pape, Tania Courtois, il s’agit d’un moment longuement attendu. Ça arrive enfin, c’est comme un début de processus de guérison pour ces gens qui ont vécu des traumatismes causés par l'Église catholique, raconte-t-elle.

Organisation complexe

Kenny Régis et Tania Courtois s’entendent également sur un autre aspect : l'organisation de ce voyage est d’une incroyable complexité. À Ekuanitshit, c’est environ 130 personnes qui participent au voyage et c’est très difficile de tout organiser, car on a les informations au compte-gouttes. Alors, assurer un logement et un transport, ce n'est pas facile, déclare Mme Courtois.

C’est beaucoup de logistique : on a environ 194 ex-pensionnaires qui sont encore vivants et ils ont la priorité pour ce voyage, ajoute le conseiller Kenny Régis.

Mme Courtois indique qu’il sera entre autres difficile de se rendre à la messe puisqu’aucun véhicule n’aura la possibilité de circuler à proximité de la basilique de Saint-Anne-de-Beaupré, à l’exception des navettes prévues pour l’événement.

Le 29 juillet, le pape François doit rencontrer des leaders autochtones de l'est du pays avant de s'envoler vers Iqaluit. Toutefois, les communautés innues de la Côte-Nord ignorent si elles auront l’occasion d’y être. Pour sa part, Kenny Régis souhaite que la santé du pape se maintienne, car il espère que les représentants d’ITUM auront l’occasion de rencontrer le souverain pontife.

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton

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