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Groupe Whatsapp : tout le monde a eu accès à la même information, selon le maire

Le train léger d'Ottawa à pleine vitesse.

La Commission d'enquête sur le train léger d'Ottawa terminera ses travaux le 8 juillet. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Lors de son passage devant la commission d'enquête, le maire d'Ottawa est revenu sur l'usage d'un groupe Whatsapp duquel certains conseillers auraient été exclus. Selon lui, tout le monde a eu accès à la même information.

Ce jeudi marquait le 14e jour de la Commission d’enquête sur le réseau de train léger sur rail d’Ottawa. Le maire Jim Watson comparaissait cet après-midi. Son témoignage était très attendu.

Cette semaine, bon nombre de conseillers municipaux ont reproché un manque de transparence au sujet du projet de train léger. On a pointé du doigt l'usage d'un groupe Whatsapp pour échanger des informations.

La commission a démontré que beaucoup d'informations importantes ont été partagées sur celui-ci, notamment en ce qui a trait aux essais menés avant la mise en service du train léger.

Une télévision sur laquelle on aperçoit le maire et John Adair.

La maire comparaissait en début d'après-midi, jeudi.

Photo : Radio-Canada / Reno Patry

Le maire Watson avait donc accès à plus d’informations que les autres conseillers. Ce dernier a justifié ce mode de fonctionnement en expliquant que c’était plus rapide et efficace pour gérer le quotidien, en raison de son rôle de président du Comité des finances et du développement économique.

Il n'y a rien de mauvais à recevoir plus d'informations, car j'ai un mandat à travers la ville, a-t-il indiqué à la commission. Tous les membres du comité ont cette charge supplémentaire.

Le principal avocat de la Commission, John Adair, s’est également étonné que le maire n’ait pas mentionné l’existence de ce groupe lors de son entrevue formelle par la commission le 28 avril.

Cette conversation comprenait le directeur général d’OC Transpo John Manconi, le conseiller Allan Hubley, le directeur municipal Steve Kanellakos et son chef de cabinet Steve Box ainsi que trois membres du bureau de Jim Watson, soit Serge Arpin, Mathieu Gravel et James Armbruster.

Steve Kanellakos, Allan Hubley et John Manconi ont eux aussi omis de révéler l'existence de ce groupe lors de leurs entretiens préalables sous serment à la commission.

Pas une omission intentionnelle, jure le maire

Pour l’avocat de la commission, cette omission était intentionnelle, ce qu’a rejeté M. Watson. Le premier magistrat de la Ville a d'ailleurs minimisé l’importance des échanges dans ce groupe.

Non, je ne pense pas que c'était si important parce que c'était des conseils ici et là, quelques phrases ici et là, a-t-il indiqué. Des réponses par oui ou par non, ce n'était pas très riche.

« Les informations les plus substantielles dont nous disposions concernaient nos fournisseurs et notre personnel. »

— Une citation de  Jim Watson, maire d'Ottawa

Jim Watson assure que les conseillers ont reçu toute l’information nécessaire sur le train léger via des notes de service et que rien n'a été caché. Ce n'est pas l'avis de la commission qui a cité plusieurs exemples.

Dans une note du 16 août 2019, on ne mentionne pas que les normes de rendement ont été abaissées pour lancer le train léger, on parle plutôt d’avancées significatives.

Il n’y avait pas de mauvaises informations parce qu’en juillet, à deux occasions différentes, on a indiqué qu’on allait donner l’information à la fin du processus, donc pas au début, pas au milieu, a fait valoir M. Watson.

On a respecté cet engagement envers nos collègues.

Plusieurs personnes assis dans un train léger.

Jim Watson, au centre, dans le train léger avec un certain nombre de responsables municipaux et politiciens le 23 août 2019, lorsque la Ville a symboliquement accepté le système sur rail du Groupe de transport Rideau (archives).

Photo : Radio-Canada / Joanne Chianello

Il était donc convenu que l’information serait fournie à la fin des essais, ce qui avait été accepté par les conseillers. Mais plusieurs d’entre eux estiment ne pas avoir pu prendre de décision éclairée en ne connaissant pas les problèmes rencontrés au cours des essais.

La commission reprendra ses travaux lundi pour une dernière semaine. Les audiences publiques prendront fin le 8 juillet.

Parmi les témoignages à surveiller, on retrouve celui du directeur municipal, Steve Kanellakos, lundi et celui de Nicolas Truchon, chef de la direction du Groupe de transport Rideau, jeudi.

Avec les informations de Benjamin Vachet

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