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Un organisme tente d’outiller les candidats de la diversité en vue des élections scolaires

Le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones offre un programme pour former des candidats aux élections des conseillers scolaires.

Des membres d'une équipe de publicitaires discutent autour d'une table.

La diversité doit être présente au sein des équipes en publicité pour mieux se refléter à l'écran.

Photo : iStock

À chaque élection, trouver des candidats issus des communautés racisées est un défi. Afin de tenter de multiplier leur présence sur les bulletins de vote en octobre prochain, le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF) a lancé le programme Course électorale: Pourquoi pas vous? L’objectif est de mieux outiller les candidats qui souhaitent devenir conseillers scolaires.

La série d'ateliers de formation et d’accompagnement, qui ont commencé le 2  juin et se poursuivent en ligne les 5, 9 et 12 juillet, a pour but d'encourager les membres des communautés culturelles à poser leur candidature en tant que conseiller scolaire.

Nous voulons vraiment donner une chance réelle aux personnes racisées, affirme la directrice générale du MOFIF, Carline Zamar. Nous voulons les outiller, dit-elle.

L’organisme, qui collabore avec l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) et l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO), estime qu’il est important que les candidates sachent dans quoi elles se lancent avant de poser leur candidature.

Installée sur un tabouret, Carline Zamar sourit à la caméra. Elle porte des lunettes.

Carline Zamar est directrice du Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones depuis trois ans.

Photo : Carline Zamar

De son côté, le directeur général de l’association franco-ontarienne des Conseils scolaires catholiques, Yves Lévesque, croit qu’il est important d’inclure la diversité culturelle dans les conseils scolaires. C'est important pour nous qu’il y ait une diversité plus grande parce qu’on ne retrouve pas ça sur nos tables de conseils, dit-il.

« C’est toujours bénéfique pour des organisations d’avoir des membres du conseil d'administration qui sont issus de diverses communautés [...] pour les rendre efficients dans leurs travaux. »

— Une citation de  Yves Lévesque, directeur général de l’association franco-ontarienne des Conseils scolaires catholiques

Mme Zamar affirme également que plus de représentativité de la diversité dans les Conseils scolaires favorise l’épanouissement des jeunes. C’est aussi important pour la survie de notre francophonie, croit-elle.

« Si on veut que ces familles, ces enfants construisent un vrai sentiment d’appartenance, si l'on ne veut pas qu’ils disparaissent après dans des écoles anglophones, nous devons nous assurer de connaître les nouveaux besoins [...] ça commence par la représentativité. »

— Une citation de  Carline Zamar, directrice générale du Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones

La directrice générale croit que l’enjeu de la représentativité de la diversité est reconnu. Elle plaide toutefois pour un rétablissement de la justice sociale en équipant les personnes racisées pour les élections des conseillers scolaires prévues en octobre.

La conscience pour qu’il y ait plus de représentativité est éveillée. Mais, si on veut être sincère dans notre volonté d’ouvrir les portes, nous devons donner les moyens à ces personnes, poursuit-elle.

« Nous devons donner les moyens à ces personnes d’y arriver, de gagner parce que [ce sont] des personnes qui ont été historiquement défavorisées [...] qui n’ont pas les réseaux. »

— Une citation de  Carline Zamar, directrice générale du Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones.

Manque de repères, de représentativité, de réseaux, c’est justement à de tels défis qu’a fait face la sénatrice Bernadette Clément lorsqu’elle s’est lancée en politique, en tant que conseillère municipale à Cornwall, il y a une quinzaine d’années. Le premier et le plus gros défi pour moi, c’était de pouvoir m’imaginer dans le rôle d’une personne élue, confie-t-elle.

« Je ne viens pas d’une famille de politiciens. Je ne connaissais pas d’autres politiciens et surtout pas de politiciennes qui me ressemblent, qui ont la peau brune, les cheveux frisés, qui ont des racines semblables [aux miennes]. »

— Une citation de  Bernadette Clément, sénatrice de Cornwall

Ce manque de représentativité a longtemps fait hésiter la sénatrice, avocate de formation et bénévole communautaire. Quand je me suis lancée en politique, j’avais presque l’âge de 40 ans, dit-elle. Ça m’a pris tellement de temps parce que j’attendais qu’on me demande de le faire.

« C’est ça [la représentativité] que je crois être une barrière pour d’autres aussi. Alors, si on ne se voit pas dans ces rôles-là, on a de la difficulté à s’imaginer [...]. Et lorsque je me suis rendue là [en étant élue], j’étais souvent la seule autour de ces tables décisionnelles. »

— Une citation de  Bernadette Clément, sénatrice de Cornwall.

Forte de cette expérience, la sénatrice encourage les personnes de la diversité à s’impliquer en se présentant comme candidat, surtout en politique municipale, précise-t-elle.

D’ailleurs, le MOFIF compte lancer à l’avenir un programme axé sur la formation de candidats potentiels aux élections municipales, affirme la directrice générale, Carline Zamar.

Habillé en costume et cravate, et portant des lunettes, Yves Lévesque sourit à la caméra. En arrière-plan, on aperçoit une affiche présentant trois personnages, et des livres rangés horizontalement sur une étagère.

Yves Lévesque est le directeur général de l’association franco-ontarienne des Conseils scolaires catholiques depuis deux ans.

Photo : Yves Lévesque

De son côté, Yves Lévesque, directeur général de l’association franco-ontarienne des Conseils scolaires catholiques, précise aussi que le programme Course aux élections mis sur pied en partenariat avec le MOFIF comprend aussi des sessions d’accompagnement, de mentorat et de suivi pour les candidats potentiels qui souhaitent devenir conseiller scolaire. On est très heureux d’offrir un programme aussi complet, conclut-il.

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