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Les vols spatiaux favorisent la perte osseuse, selon une étude de l’Université de Calgary

L'astronaute Chris Hadfield dans l'espace.

L'étude a été financée en partie par l'Agence spatiale canadienne (archives).

Photo : NASA

Radio-Canada

Une étude de la Cumming School of Medicine de l'Université de Calgary révèle que l'apesanteur prolongée accélère la perte osseuse chez les astronautes.

L’étude, dont les résultats ont été publiés dans le British Journal of Sports Medecine (Nouvelle fenêtre) (en anglais), a duré sept ans et elle a porté sur 17 astronautes suivis avant et après leur séjour dans l’espace.

Les chercheurs se sont rendus au Johnson Space Center de Houston, le centre spatial de la NASA situé au Texas, pour scanner les poignets et les chevilles des astronautes avant leur départ pour l'espace. La même opération est répétée dès leur retour sur terre, puis après six mois, et encore après un an.

La perte osseuse des voyageurs spatiaux s’explique par le fait qu’en apesanteur, les effets de la gravité disparaissent. Autrement dit, elle se produit parce que les os qui seraient normalement porteurs de poids sur terre, comme ceux des jambes, n'ont pas à supporter de poids dans un environnement d'apesanteur, indiquent les auteurs de l’étude.

Nous avons constaté que les os porteurs de poids ne se rétablissaient que partiellement chez la plupart des astronautes un an après un vol spatial, explique le Dr Leigh Gabel, professeur adjoint à la faculté de kinésiologie et auteur principal de l'étude.

Cela suggère que la perte osseuse permanente due aux vols spatiaux est à peu près la même qu'une décennie de perte osseuse liée à l'âge sur terre, ajoute-t-il.

Le processus diffère d’un astronaute à un autre

Les effets de l’apesanteur et de la perte osseuse peuvent toutefois varier d’un astronaute à un autre. C’est ce qu’explique le Dr Steven Boyd, directeur de l'Institut McCaig pour la santé des os et des articulations et professeur à la Cumming School of Medicine.

Il y a une grande variété de réactions parmi les astronautes lorsqu'ils reviennent sur terre, dit-il, en citant à ce propos l’exemple d’astronautes qui avaient du mal à marcher en raison de la faiblesse et du manque d'équilibre après leur retour d'un vol spatial, et celui de leurs confrères pouvant se rendre à vélo au centre de Houston pour une visite d'étude.

Ancien chancelier et astronaute de l'Université de Calgary, Robert Thirsk, témoigne à ce propos. La fatigue, les étourdissements et le déséquilibre ont été mes premiers défis à mon retour sur terre. Les os et les muscles mettent le plus de temps à récupérer après un vol spatial, note-t-il. Mais un jour, après l'atterrissage, je me sentais à nouveau à l'aise en tant que terrien.

L'étude révèle par ailleurs que certains astronautes, qui ont effectué des missions de moins de six mois, ont récupéré la force et la densité de leurs os dans le bas du corps, contrairement à ceux qui ont séjourné plus longtemps dans l’espace.

La prochaine itération de l’étude prévoit d’ailleurs se pencher sur les missions spatiales de longues durées et de plus longue portée, afin de mettre davantage en évidence les effets de celles-ci sur la perte osseuse.

L'étude a été financée par l'Agence spatiale canadienne, en partenariat avec l'Agence spatiale européenne, la NASA et des astronautes d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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