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La FANE continue de faire pression pour préserver l’histoire autour du fort Edward

Une famille pique-nique près du fort.

À l'automne de 1755, le fort Edward a servit de quartier général lors de la déportation d'environ 1 200 Acadiens.

Photo : Gracieuseté : Tourisme Nouvelle-Écosse

La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse a déposé un mémoire au conseil de la Municipalité régionale de West Hants pour convaincre les élus de l’importance de préserver les terrains autour du lieu historique national de Fort-Edward.

« Tel qu’il est, le fort Edward c’est vraiment le parent pauvre de tous les lieux historiques du Canada parce que la municipalité n'a pas voulu y mettre du sien. »

— Une citation de  Marie-Claude Rioux, directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse

Le 9 mars, la FANE avait aussi envoyé une lettre au conseil lui demandant de réévaluer son plan de vendre des terrains près du fort pour la construction d’un bâtiment à étage.

Les terrains appartenaient autrefois à Parcs Canada, mais l'agence a transféré les deux parcelles à la ville de Windsor en 1967, qui les a transmises à la municipalité régionale de West Hants lors de la fusion en 2020.

Le conseil réfléchit à la possibilité de vendre les terrains, mais depuis le dépôt du mémoire cette semaine, il a convenu de repousser l’audience publique au 25 octobre pour permettre de compléter et d’analyser les résultats de la deuxième étape d’une étude archéologique.

Marie-Claude Rioux en entrevue.

Marie-Claude Rioux est à la direction générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

Photo : Radio-Canada

Le fait de permettre la construction d’un édifice à plusieurs étages sur des terrains adjacents au fort Edward vient enlever toute la pertinence au fort, argumente Marie-Claude Rioux, la directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse.

Elle précise que ce genre de construction ferait perdre au lieu historique la vue de la rivière Avon et la perspective d’ensemble des anciens villages acadiens.

Marie-Claude Rioux soutient qu’il y a à peine cinq ans les gens ne savaient pas que les Acadiens avaient été enfermés là après la déportation et qu’ils avaient été forcés de refaire les digues que les Planters avaient brûlées, et de construire la route de Windsor vers Halifax.

Étapes avant la décision

L’archéologue et professeur à l'Université Saint Mary's, Jonathan Fowler, a déjà fait des recherches historiques et déterminé que les terrains adjacents au fort pourraient contenir des artefacts de la vie des Acadiens avant la déportation.

La deuxième étape sera donc de vérifier sur les terrains avec des instruments pour déterminer le magnétisme de la terre et possiblement trouver où les bâtiments avaient été construits dans le passé.

Des gens visitent le fort.

La FANE voudrait que le site du Lieu historique national de Fort-Edward soit amélioré plutôt que la Municipalité régionale de West Hants vende les terrains adjacents.

Photo : Gracieuseté : Tourisme Nouvelle-Écosse

Je dirais que 99 % des gens sont contre la vente de ces terrains-là, estime la directrice générale de la FANE.

Alors moi je crois que le conseil municipal va arriver à la conclusion que c’est beaucoup trop litigieux comme stratégie de vendre ces terrains-là.

Espoir de la FANE

La FANE souhaite que la Municipalité régionale de West Hants et Parcs Canada investissent pour construire un petit centre d'interprétation et un café près du lieu historique national de Fort-Edward.

En 2024 c’est le congrès mondial acadien on attend 100 000 personnes et ces personnes-là vont vouloir aller visiter les différents sites historiques d’importances pour les Acadiens et le Fort-Edward en est un, rappelle Marie-Claude Rioux.

La directrice générale rappelle aussi que les Acadiens ont très peu eu accès à leur propre histoire.

À son avis, protéger le Lieu historique national de Fort-Edward est donc une responsabilité collective pour se réapproprier l’histoire des Acadiens.

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