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La conjointe du tueur en Nouvelle-Écosse ne sera pas contre-interrogée

Lisa Banfield avec un masque dans les mains entre au palais de justice en passant devant des agents de sécurité.

Lisa Banfield en cour provinciale à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, le 9 mars 2022

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

La conjointe du tireur de la fusillade en Nouvelle-Écosse témoignera à la mi-juillet lors de l'enquête publique, mais elle ne sera pas confrontée aux questions directes des avocats représentant les familles des victimes.

Lisa Banfield, sur les conseils de ses avocats, avait dans un premier temps refusé de s'exprimer sous serment lors des audiences sur les 22 meurtres perpétrés par son conjoint les 18 et 19 avril 2020.

Cependant, elle a changé d’avis après qu'une accusation pénale portée contre elle pour avoir fourni des munitions au tueur a été renvoyée à la justice réparatrice.

La commission menant l'enquête publique a déclaré jeudi dans un communiqué qu'en raison du statut de Mme Banfield en tant que survivante de la violence de l'auteur de la tuerie, seul l'avocat de la commission lui posera des questions lors de sa comparution le 15 juillet.

Josh Bryson, avocat de la famille des victimes Peter et Joy Bond, affirme que ses clients perdent confiance dans la crédibilité de l'enquête.

Plan rapproché du visage de Josh Bryson.

L'avocat Josh Bryson, qui représente les victimes Joy et Peter Bond, s'adresse aux médias lors d'une pause des audiences de la Commission des pertes massives, le 25 mai 2022 à Truro, en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

M. Bryson dit que les avocats des familles ont été polis et respectueux tout au long des audiences, ajoutant qu'il est frustrant de se voir refuser la possibilité de poser des questions directes aux principaux témoins.

Le contre-interrogatoire peut faire ou défaire la preuve d'un témoin. Vous testez la preuve d'une manière significative en tenant compte des traumatismes, a-t-il fait valoir lors d'une entrevue jeudi.

La commission a également refusé d'autoriser le contre-interrogatoire du sergent d'état-major Brian Rehill et du sergent-chef Andy O'Brien, qui ont été les premiers gestionnaires de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à superviser la réponse à la fusillade.

Emily Hill, avocate principale de la commission, a déclaré que les avocats participants peuvent soumettre leurs questions à l'avance et peuvent fournir des questions de suivi à l'avocat de la commission à poser au cours de la seule journée réservée pour entendre Mme Banfield.

Quatre personnes devant la Cour provinciale de Dartmouth.

Lisa Banfield (deuxième à gauche) devant la Cour provinciale de Dartmouth (archives)

Photo : Radio-Canada

Mme Banfield pourrait fournir des informations supplémentaires sur l'histoire personnelle et l'état d'esprit du tueur et ces éléments pourraient être essentiels au mandat de la commission d'examiner le rôle de la violence sexiste et conjugale dans les actions du tueur.

Selon ce qui a été dit à l'enquête, elle était la dernière personne avec le tireur avant qu'il ne lance sa cavale meurtrière. Le tueur l'aurait agressée et enfermée dans une voiture, mais elle a réussi à s'échapper. Elle s'est enfuie dans les bois et s'est cachée avant d'émerger le lendemain matin et de dire à la police que le tireur conduisait une réplique d'un véhicule de la GRC.

La GRC a déclaré dès le départ que Mme Banfield n'était pas au courant des intentions de son conjoint lorsqu'elle lui a fourni des munitions, mais la police fédérale a porté des accusations alléguant qu'elle, son frère et son beau-frère avaient illégalement transféré des munitions au tueur.

Lors d'une séance d'information jeudi matin, la commission a confirmé que des agents supérieurs de la GRC, dont les surintendants Darren Campbell et Chris Leather, la commissaire adjointe Lee Bergerman et la commissaire Brenda Lucki, témoigneront en juillet et août, sous serment et avec un contre-interrogatoire.

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