•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un entraîneur de volleyball réintégré à contrecœur à l’Université de la Saskatchewan

L'entraîneur de volley-ball Brian Gavlas.

L'arbitre a contesté certaines des raisons invoquées par l'université pour licencier Brian Gavlas, arguant qu'il n'avait pas enfreint la politique de l'université et qu'il n'avait pas compromis la sécurité des autres étudiants-athlètes.

Photo : Josh Schaefer/Huskie Athletics website)

Radio-Canada

L'Université de la Saskatchewan a été contrainte de réintégrer l'entraîneur de volleyball masculin, Brian Gavlas, licencié en 2018 après avoir recruté un joueur accusé d'agression sexuelle.

Dans une déclaration envoyée par courriel à CBC, mercredi, l'Université de la Saskatchewan a déclaré que Brian Gavlas a été réintégré, à contrecœur, dans l'équipe des Huskies le 20 juin.

L'université affirme avoir épuisé toutes les options légales pour forcer le départ de l'entraîneur de volleyball des Huskies, ajoutant qu'elle est légalement tenue de le réintégrer.

Deux ans de prison pour agression sexuelle

M. Gavlas, entraîneur en chef de l'équipe depuis 1992, a été licencié en mai 2018 pour avoir recruté Matthew Meyer en 2016.

M. Meyer était en liberté sous caution pour une accusation d'agression sexuelle déposée lorsqu'il fréquentait le Medicine Hat College, en Alberta.

Matthew Meyer s'entraînait avec l'équipe avant de la rejoindre officiellement en tant que joueur pour la saison 2017-18.

Une fois la saison de volleyball des Huskies terminée, Matthew Meyer est retourné à Medicine Hat. Il a plaidé coupable d'avoir agressé sexuellement une femme inconsciente sur le campus du collège et d'avoir pris des photos d'elle pendant la rencontre.

Le joueur de volleyball a été condamné à deux ans de prison.

L'université avait licencié l'entraîneur Brian Gavlas, après enquête, au motif qu'il avait connaissance des accusations et qu'il a quand même recruté Meyer.

Elle a fait valoir que M. Gavlas n'avait pas tenu compte des risques pour la sécurité et la réputation des étudiants-athlètes, des Huskies ou de l'université.

L'entraîneur de volleyball a porté le licenciement en arbitrage, et la décision de l'arbitre a finalement été confirmée après une série d'appels.

En arbitrage, certaines des raisons invoquées par l'université pour licencier Gavlas ont été contestées.

L'arbitre a jugé que l'entraîneur n'avait pas enfreint la politique de l'université et qu'il n'avait pas compromis la sécurité des autres étudiants-athlètes.

Les documents indiquent également que Brian Gavlas pensait que Matthew Meyer avait l'intention de plaider non coupable et qu'il avait déclaré que l'acte sexuel était consensuel.

M. Gavlas n'était pas non plus au courant des détails de l'agression avant que Meyer ne soit condamné, selon les documents judiciaires.

Après la réintégration de Brian Gavlas à son poste d'entraîneur de l'équipe de volleyball des Huskies, l'Université de la Saskatchewan a déclaré qu'elle s'engage à fournir un environnement de travail et d'apprentissage sûr.

Nous avons mis en place des mesures plus robustes pour nous assurer que les décisions relatives au recrutement sont correctement examinées.

Les démarches de CBC pour rejoindre Brian Gavlas, après sa réintégration aux commandes de l'équipe masculine de volleyball des Huskies, n’ont pas abouti.

Avec les informations de Dayne Patterson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !