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Cri du cœur de la famille de la fillette tuée dans un accident

L'intersection près du marché I G A.

L'accident s'est produit à l'angle du 2e Rang Ouest et de la route 169.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

C’est le troisième accident à survenir à l’intersection de la route 169 et du 2e Rang Ouest en un peu plus d’un mois.

Les appels pour rendre le secteur plus sécuritaire déferlent de partout depuis l'accident, notamment de la part du père de l'enfant.

Alexandre Pérusse a lancé un cri du cœur après l'accident qui a tué sa fille Larissa :

« Un mois, trois accidents. Ma fille. C'est assez, c'est clair que c'est trop. »

— Une citation de  Alexandre Pérusse, père de Larissa

« Elle était super généreuse, elle lavait la vaisselle quand personne ne l'avait demandé et elle nous faisait de la limonade. »

— Une citation de  Sofia Pérusse, sœur de Larissa

Le maire André Fortin assure qu’il entend le message de la famille endeuillée.

Je suis grand-parent. Au conseil municipal, on se sent très mal, on se sent en colère, a-t-il dit en entrevue à C’est jamais pareil.

Un photo d'une petite fille.

La petite Larissa est décédée à la suite d'un accident à l'angle du 2e Rang Ouest et de la route 169, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Photo : Radio-Canada

Il a expliqué qu'il y a maintenant 20 ans que la municipalité interpelle le ministère des Transports au sujet de la sécurité à l’intersection en question.

Lundi soir, il y a une assemblée publique et nous allons déposer une résolution pour encore une fois demander au ministère des Transports d’agir au niveau de la sécurité, a mentionné le maire.

Même si la limite de vitesse a déjà été réduite à cet endroit et qu’un feu clignotant y a été installé, André Fortin estime qu’il faut en faire davantage.

On rencontre le ministère pour trouver une solution à la sécurité. On leur a proposé une lumière et de baisser la vitesse. Maintenant, on souhaiterait un carrefour giratoire, a mentionné M. Fortin.

Il est en communication avec des représentants du MTQ depuis mercredi soir et s’est entretenu avec le député de Lac-Saint-Jean, Éric Girard, jeudi matin.

Il espère que ses interventions mèneront à des améliorations sur la route 169, où roulent de 14 000 à 15 000 véhicules en période estivale.

Enquête en cours

Entre-temps, la Sûreté du Québec a ouvert une enquête pour tenter de répondre à plusieurs questions qui demeurent en suspens. Les policiers veulent comprendre pourquoi le conducteur d'un véhicule utilitaire sport a embouti deux véhicules immobilisés sur la route 169 avant de tourner à gauche.

Visiblement, l'octogénaire n'a pas été en mesure d'arrêter à temps. Est-ce qu'il y a des traces de freinage? C'est la partie [du travail] de l'expert en reconstitution d'accidents. Est-ce qu'il roulait à une vitesse supérieure à la limite permise? Ce sont toutes des choses qui vont être déterminées dans les prochains jours, a précisé le porte-parole de la SQ, Hugues Beaulieu.

Des panneaux lumineux ajoutés

À la suite de l’accident de mercredi, le MTQ assure prendre la situation très au sérieux.

Déjà jeudi, des rencontres ont eu lieu avec la municipalité et une analyse de l'accident sera effectuée pour que des changements soient faits à l'intersection jugée dangereuse.

Des voitures du MTQ avec des panneaux lumineux sur une route.

Vers 13h jeudi, le ministère des Transports installait des panneaux à messages variables dans le secteur où est survenu l'accident mortel qui a coûté la vie à la jeune fille de 10 ans.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Il y a des panneaux à messages variables qui ont été installés sur le terrain aujourd’hui pour venir sensibiliser les gens à redoubler de prudence, donc c’est un message de sensibilisation aux usagers qui indique d’être prudent et de ralentir, a mentionné Andrée-Anne Duchesne, porte-parole du MTQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Elle a précisé que le MTQ n'attendra pas le rapport du coroner avant d'effectuer des changements.

Il y a aussi notre partenaire, la Sûreté du Québec, que nous avons interpellé pour voir si c’était possible pour eux d’aller augmenter la présence policière dans le secteur puis il y a des équipes qui sont mobilisées au ministère des Transports pour venir vraiment trouver des solutions à court, moyen et éventuellement à plus long terme, a-t-elle conclu.

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