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Une victime d’exploitation sexuelle remporte son combat contre l’aide sociale

Isabelle Simpson s'exprime avec émotion en conférence de presse.

Isabelle Simpson a été victime d'exploitation sexuelle et de fraude de la part de son proxénète.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Victime d’exploitation sexuelle, Isabelle Simpson a finalement remporté son combat. L’aide sociale a reconnu son choc post-traumatique comme une contrainte sévère à l’emploi.

Un soulagement pour celle qui veut maintenant se concentrer sur sa guérison. Le chèque minimum de l’aide sociale est aux environs de 700 $, alors, moi j’ai toujours pensé "Mon dieu, mais ils me tiennent", confie-t-elle.

C’était très difficile d'avoir la contrainte sévère. Ça a pris quatre ans. Donc, on est très contentes que ça soit reconnu, ajoute Marie-Michèle Whitlock, du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Agression Estrie.

« Ça va me permettre de m’asseoir, de respirer et de guérir. »

— Une citation de  Isabelle Simpson, victime d’exploitation sexuelle

Selon le CALACS Agression Estrie, la décision est importante : ce serait la première fois que l'aide sociale retiendrait la thèse du stress post-traumatique comme contrainte à l'emploi pour une survivante d'exploitation sexuelle.

L’intervenante Marie-Michèle Whitlock espère que la décision créera un précédent. On banalise tellement les conséquences quand une personne veut sortir de l’industrie du sexe, veut sortir de la prostitution, que l’aide sociale aussi banalise soit le choc post-traumatique ou toute autre conséquence, donc fait souvent pression pour que les femmes aillent rapidement sur le marché du travail, soutient-elle.

On espère que d’autres femmes puissent avoir accès à un soutien financier un peu plus adéquat, indique Mme Whitlock.

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