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La longueur du gazon dans les espaces publics divise les Sherbrookois

Nathalie Gagnon se tient dans des herbes hautes.

Nathalie Gagnon considère que le gazon long ne donne pas une belle image à la ville.

Photo : Radio-Canada / Thomas Fortier

La décision de la Ville de Sherbrooke de moins tondre le gazon dans certains espaces publics ne fait pas l'unanimité. La commerçante du boulevard Bourque Nathalie Gagnon est mécontente de l'aspect de son secteur.

Pour la copropriétaire des Remises Gagnon, l’initiative de la mairie ne donne pas une belle image à la ville de Sherbrooke, et ça ne donne pas une belle image aux commerces . Même si le projet pilote voulant limiter les tontes a commencé l'an dernier, elle considère que la longueur du gazon est excessive comparativement aux années précédentes.

« Notre asphalte n'est pas super entretenu sur le boulevard Bourque, mais les terrains étaient quand même entretenus. Là, c’est vraiment laissé à l’abandon.  »

— Une citation de  Nathalie Gagnon, copropriétaire des Remises Gagnon

Si c'est pour la pollinisation, qu'ils nous mettent des fleurs, qu'ils nous mettent quelque chose pour qu'au moins, ce soit plus agréable à l'œil, ajoute-t-elle.

Un autre citoyen rencontré au hasard sur le boulevard Queen Victoria n’était pas du même avis. Selon Martin, les herbes hautes présentes dans les terre-pleins de l’artère sont plus naturelles, en plus de donner un coup de main aux pollinisateurs. Il considère que la diminution des frais d’entretien pour la Ville est un autre avantage.

La mairesse de Sherbrooke Évelyne Beaudin défend aussi son projet. Elle justifie surtout la décision de moins tondre la pelouse par des considérations écologiques.

« J’invite les gens à développer leur tolérance par rapport à la pelouse en général  »

— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke

Elle remarque également que le projet permet d'économiser et de réduire la charge de travail des cols bleus, alors que la Ville vit les effets de la pénurie de main-d'œuvre.

Mme Beaudin souligne que la pratique devrait éventuellement s’étendre à de plus en plus d’espaces verts. Pour des informations supplémentaires, la ville met de l’avant la section Gestion écologique des espaces verts de son site web, sur laquelle une carte interactive peut être consultée (Nouvelle fenêtre) [lien externe].

Avec les informations de Thomas Fortier

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