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Snapchat veut diversifier ses revenus au-delà de la pub avec une version payante

Le logo de l'application Snapchat, assortie d'une notification qui indique le chiffre 1.

Comme d'autres plateformes, Snapchat souffre de la crise économique.

Photo : afp via getty images / LIONEL BONAVENTURE

Agence France-Presse

L'entreprise Snap Inc. a lancé mercredi Snapchat+, une version payante de son application populaire chez les ados, un signe des difficultés actuelles des réseaux sociaux à maintenir leur modèle économique originel.

Pour 5 $ par mois, les adeptes de Snapchat+ auront accès à des fonctionnalités supplémentaires, mais la publicité ne disparaîtra pas de leurs écrans.

Notre modèle économique reste avant tout basé sur les recettes publicitaires, mais nous considérons les abonnements comme un modèle potentiellement intéressant, explique Snap Inc. dans un communiqué.

Pas de bénéfices nets

Snapchat compte plus de 332 millions d'utilisatrices et d'utilisateurs actifs au quotidien dans le monde, d'après le groupe californien. Elle a généré plus de 4 milliards de dollars américains (5,15 milliards de dollars canadiens) de chiffre d'affaires en 2021, mais n'a jamais dégagé de bénéfice net annuel.

La version payante de l'application sera offerte initialement dans une dizaine de pays, dont le Canada, les États-Unis, la France, l'Australie et l'Arabie saoudite.

Les personnes abonnées auront plus d'options pour personnaliser leur profil, en mettant en valeur leurs amitiés préférées, par exemple. Elles auront aussi plus d'information sur le nombre de contacts intéressés par leurs Stories.

Fin mai, Snap Inc. a fait part d'un avertissement sur résultats qui a fait plonger son cours en Bourse.

Difficultés économiques

Comme d'autres plateformes, Snapchat souffre de la crise économique (inflation, chaîne d'approvisionnement ralentie, etc.) qui pèse sur le budget des annonceurs.

Elle pâtit aussi du changement du règlement d'Apple, qui impose aux éditeurs d'applications d'obtenir le consentement des internautes avant de les pister dans leur navigation pour récolter des données à des fins de ciblage publicitaire.

La plupart des grands réseaux sociaux ont entrepris de diversifier leurs sources de revenus après des années à dépendre essentiellement de la publicité ciblée à très grande échelle, fondée sur la récolte de données personnelles.

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