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Violence conjugale : de nouvelles maisons d’hébergement en Abitibi-Témiscamingue

Silhouette d'une femme qui a son jeune enfant dans les bras, adossée contre le mur, dans un couloir. Elle se touche le front comme si elle avait mal à la tête.

La première maison d'aide et d'hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale en Abitibi-Ouest verra le jour.

Photo : Getty Images / kieferpix

Dans le cadre du Programme d’habitation abordable, dont les projets retenus ont été dévoilés mercredi, Québec a annoncé financer l’aménagement et la construction de maisons d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale à La Sarre et à Rouyn-Noranda.

La Maison l’Émeraude travaille depuis plusieurs mois à offrir la première ressource d’hébergement pour les femmes en situation de violence conjugale en Abitibi-Ouest. L’argent du gouvernement lui permet donc d’aller de l’avant avec l’aménagement de six chambres pouvant accueillir jusqu’à dix personnes.

On avait fait un dépôt de projet début mai pour faire l’acquisition d’un bâtiment. Pour nous, c’est une grosse avancée dans le projet, souligne l’administratrice de la future maison d’hébergement, Joannie Boivin.

Mme Boivin tient à faire remarquer que l’absence d’une maison d’hébergement sur le territoire de l’Abitibi-Ouest décourage les femmes victimes de violence conjugale du secteur à trouver refuge.

« Les femmes se retrouvent vraiment devant une impasse. Si elles ont des enfants et qu’elles ne veulent pas les changer d’école ou qu’elles ont un travail, avec le prix de l’essence, ça fait un non-sens pour elles de partir et d’aller à Amos ou à Rouyn afin d’être hébergées. Elles restent donc souvent dans leur milieu violent. »

— Une citation de  Joannie Boivin, administratrice de la Maison l'Émeraude

Une première maison de deuxième niveau

Rouyn-Noranda verra la construction de la première maison d’aide et d’hébergement de deuxième niveau pour les femmes en situation de violence conjugale dans la région.

Dix logements de différentes grandeurs seront disponibles. La Ville de Rouyn-Noranda a déjà fait don d’un terrain avec une exemption de taxes.

Alternative pour elles, qui gère déjà la ressource d’aide et d’hébergement de premier niveau à Rouyn-Noranda, coordonnera la nouvelle maison.

On aura des trois et demi, quatre et demi et cinq et demi. Les femmes peuvent aller vivre là plus longtemps avec leurs enfants. Il y a un panier de services qui sera aussi disponible. Il va y avoir des intervenants qui seront sur place pour intervenir et accompagner les femmes, détaille la coordinatrice de l’organisme, Cathy Allen.

La femme pose dans les marches à l'intérieur du palais de justice de Rouyn-Noranda. Elle ne sourit pas.

La coordinatrice d'Alternative pour elles, Cathy Allen. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

En 2015, Alternative pour elles avait tenté l’élaboration d’une telle maison, mais avait mis le projet en suspens, faute de subventions de la part du gouvernement.

Tant pour la future maison d’aide et d’hébergement à La Sarre que celle à Rouyn-Noranda, aucun échéancier de construction et d’ouverture n’est connu. Les organismes responsables des projets doivent prendre connaissance des détails du financement qui leur est accordé par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).

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