•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

T.N.-O. : le service de traversier de Tsiigehtchic rouvre complètement

Des amas de glace sur un fleuve, avec au premier plan, une tente au toit bleu.

Une photo prise en mai 2022 montre une tente inondée au premier plan, et le traversier MV Louis Cardinal, au loin. Le chef de Tsiigehtchic dit que le débarcadère du traversier de la communauté a été endommagé par le niveau élevé des eaux et la glace sur le fleuve Mackenzie.

Photo : Avec la permission de Lawrence Norbert

Radio-Canada

Le traversier de Tsiigehtchic a repris du service plus tardivement qu’à l’accoutumée. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, qui exploite le débarcadère, affirme que cela n'a rien à voir avec la procédure de renouvellement de son permis.

Le 23 juin, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a officiellement obtenu l'approbation de l’Office de l’eau et des terres Gwich’in pour exploiter le débarcadère du traversier de Tsiigehtchic. Le permis a expiré en novembre 2021.

Le ministère des Infrastructures affirme que le calendrier de renouvellement de permis n’est pas à l’origine du retard de la réouverture du service de traversier, mais que c'est plutôt en raison du niveau élevé du fleuve au cours des dernières semaines.

Depuis 15 ans, la date à laquelle de reprise des traversées se situait plus près du 30 mai. Cette année, le service a repris, puis a été interrompu à plusieurs reprises entre le 13 et le 21 juin. Depuis, il a repris son horaire normal.

Lawrence Norbert, un résident de Tsiigehtchic, qui se situe dans le nord des Territoires du Nord-Ouest, a confié à CBC à la mi-juin que, tout comme d’autres habitants, il craignait que les traversiers qui les relient à d’autres communautés étaient toujours au quai. Il s'inquiétait notamment pour l'approvisionnement de fournitures et de services médicaux.

À l’époque, Lawrence Norbert a précisé que les habitants se servaient de leurs propres bateaux pour traverser le fleuve Mackenzie et se rendre à Inuvik.

Selon un courriel de Sarah McLeod, une porte-parole du ministère des Infrastructures, la reprise tardive des traversées en continu est due au niveau élevé de l’eau du fleuve.

Le chef de la communauté, Philip Blake, affirme de son côté que le niveau élevé de l'eau a permis à un amas de glace de se former sur le débarcadère, ce qui a causé des dommages qui devront être réparés.

Il fallait prendre des dispositions pour enlever la glace et faire en sorte que l’eau contenue dans les fossés s'écoule loin de la route.

Le 10 juin, le ministère a affirmé dans un gazouillis que les équipes de construction s’affairaient sur le débarcadère et que son ouverture était prévue pour le lendemain.

Le permis accordé au gouvernement territorial le 23 juin autorise la construction, l'exploitation et l'entretien des débarcadères des traversiers du fleuve Mackenzie et de la rivière Arctique.

Darren Campbell, un autre porte-parole du Ministère précise dans un courriel que le travail dont il était question le 10 juin n’avait rien à voir avec les travaux exigés par le permis.

Le processus d’octroi de permis est régulé par la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie, une loi fédérale.

Le Ministère a soumis la demande de licence le 30 mars, et celle-ci comprenait un plan d'urgence en cas de déversement, un plan de gestion des déchets, un dossier d'engagement avec la communauté et un plan de contrôle de l'érosion.

Le permis obtenu récemment durera sept ans, plutôt que cinq, suivis d’une prolongation d’un an pour le précédent.

Avec des informations de Luke Carroll

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !