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Une pédiatre largue le CHU Dumont; la liste de spécialistes quittant le navire s’allonge

Vitalité confirme qu’une pédiatre quitte sa pratique et travaillera comme médecin suppléante.

Des lits d'hôpitaux alignés dans un corridor.

Ce départ d'une pédiatre survient après la perte de quatre oncologues au CHU Dumont depuis un an.

Photo : getty images/istockphoto / beerkoff

Radio-Canada

Au lendemain de l’annonce du départ d’une gériatre du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont (CHU) de Moncton, Radio-Canada Acadie a appris qu’une pédiatre a aussi quitté l’hôpital du Réseau de santé Vitalité.

Le Réseau de santé Vitalité confirme ce départ dans un courriel en précisant qu’il s’agit d’un médecin qui a cessé sa pratique afin d’agir à titre de locum [médecin suppléant] pour des raisons personnelles

On ne connaît pas le nom de la pédiatre ou le moment de son départ. 

Les médecins suppléants remplacent d'autres médecins dans plusieurs hôpitaux, mais ne sont plus affiliés à un établissement de santé en particulier.

Vitalité précise que les départs et les arrivées des médecins font partie intégrante du roulement du personnel. Le réseau ajoute que sept spécialistes ont été embauchés en 2021-2022 et que six autres seront recrutés en 2022-2023 au sein de la zone Beauséjour, dans le sud-est de la province.

Très préoccupant

Mardi, on apprenait qu’une gériatre du CHU Dumont quittait l’hôpital et qu’il s’agissait d’une situation qui était attendue, selon Vitalité. 

Ce départ survient après la perte de quatre oncologues au CHU Dumont depuis un an. 

Tous ces départs sont inquiétants, selon le président de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, Marcel Larocque.

Marcel Larocque, président de l'Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, le 25 janvier 2021.

Marcel Larocque, président de l'Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick (archives)

Photo : Radio-Canada

On perd régulièrement des gens sur une base régulière. On entend une gériatre, des oncologues, mais on entend aussi des infirmières, des physiothérapeutes, dans tous les domaines. On nous dit qu'il y a des offres alléchantes ailleurs, probablement un malaise majeur à l'interne pour qu'on veuille changer d'hôpital pour travailler, c'est très très préoccupant, lance-t-il.

Il craint que les aînés francophones n’aient pas accès aux soins dont ils ont besoin en raison d’un manque de personnel dans les hôpitaux, y compris les 700 aînés qui occupent des lits d’hôpitaux parce qu'ils sont en attente d'une place dans un foyer de soin.

« Qu’est-ce qu'ils font présentement pour le recrutement? Et là, la problématique, c’est la rétention. Il y a certainement un virus nouveau quelque part dans la bâtisse qui fait que les gens veuillent quitter! »

— Une citation de  Marcel Larocque, président de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick

L’association demande des actions immédiates pour le recrutement et la rétention du personnel.

Avoir des conditions agréables aussi, il faut savoir que ces gens-là sont très spécialisés, sont très convoités. Il faut que ça soit attrayant de travailler ici, je pense que ça peut l’être, je pense que c’est une belle région le Nouveau-Brunswick francophone, dit-il.

Le Réseau de santé Vitalité n’a pas voulu accorder d’entrevue aujourd’hui. La ministre de la Santé, quant à elle, rencontrait des acteurs du système de santé pour discuter de recrutement.

Rappelons que le poste de recruteur des médecins du ministère de la Santé est vacant depuis peu.

Avec des informations de Sarah Déry

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