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Des Nord-Côtiers exaspérés par l’annulation et les reports de vols d’Air Canada

Le nez d'un avion à hélice vu de près.

Selon Air Canada, la reprise s’accélère et entraîne une pression extraordinaire sur tous les éléments du système de transport aérien. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Des passagers nord-côtiers sont exaspérés par l’incertitude concernant l’assiduité des vols d’Air Canada. Déception et frustration, les mots reviennent souvent dans la bouche de ceux qui doivent jongler avec les nombreuses annulations de vols de la compagnie aérienne dans la région.

C’est le cas Marie-Ève Guérin qui devait se rendre à Montréal le samedi 25 juin. La veille de son départ, elle reçoit un message de la part d’Air Canada lui annonçant que le vol qu’elle devait prendre est annulé.

Elle a finalement pu partir de Sept-Îles le mardi 28 juin. On n’est jamais parti finalement, l’annulation de notre vol a complètement chamboulé nos plans. C’est frustrant surtout avec ce qu’on a vécu avec la pandémie, alors qu’un simple séjour Sept-Îles–Montréal est annulé, on ne s’attendait pas à ça, raconte-t-elle.

Un autre citoyen de Sept-Îles, Yves Perron, demande des garanties à l’entreprise Air Canada. Le service aérien c’est un service rapide. Il nous faut des assurances que les vols auront lieu et là on n’a pas ça, dénonce-t-il.

Yves Perron, dans son magasin de pièces d'automobile.

Le citoyen de Sept-Îles, Yves Perron, explique que lien de confiance entre les clients et Air Canada risque d'être brisé.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

D’après l’entreprise FlightAware, dans les trois dernières semaines, 11 vols en partance de Sept-Îles ont été annulés et 10 ont bien décollé. Pour ceux au départ de Montréal avec Sept-Îles comme destination, 12 ont été annulés et seulement 8 ont décollé.

Radio-Canada a corroboré ces données avec les informations disponibles sur le site d’Air Canada qui remonte jusqu'au 26 juin.

L’impact sur les travailleurs et l’économie

Pour sa part, un pharmacien originaire de Montréal, Éric Bergeron, indique que la situation actuelle est stressante pour lui. Il passe beaucoup de son temps à Sept-Îles à faire des remplacements dans une pharmacie de la ville.

Une fois par mois, depuis six ans, il effectue le voyage Sept-Îles–Montréal. Avant la pandémie, ça allait vraiment bien, on avait 6 vols par jour. Parfois, il avait des petits retards ou une annulation de temps en temps, mais rien de catastrophique, précise-t-il.

Éric Bergeron, souriant, chez lui.

Éric Bergeron fait l'aller-retour Sept-Îles–Montréal une fois par mois depuis six ans.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Éric Bergeron

Il affirme que la situation s’est détériorée lorsque les mesures sanitaires ont été abolies. Le pharmacien a dû réaménager son emploi du temps au travail pour s’assurer de pouvoir être présent.

« On a un stress énorme à savoir si on va pouvoir voyager selon nos plans et nos horaires. »

— Une citation de  Éric Bergeron, pharmacien à Sept-Îles

Pour le directeur général de Développement Économique Sept-Îles, Russel Tremblay, l’un des premiers aspects négatifs sur l’économie de la région est l'annulation répétitive des vols qui, d'après lui, diminuera l’envie des Nord-Côtiers de voyager par les airs.

Russel Tremblay qui pose.

Russel Tremblay s’inquiète de l’éventualité où aucun vol ne serait disponible pour les gens de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Il ajoute que pour les entreprises les retards dans les vols entraînent d'importants problèmes. Quand le propriétaire ou l’employé ne peut pas être présent au bureau, et ce même avec le télétravail, ça fait une grosse différence pour certains projets qui ne peuvent pas avancer en son absence, explique-t-il.

Il s’inquiète de l’éventualité où aucun vol ne serait offert pour les gens de la Côte-Nord.

La réponse d’Air Canada

Dans une réponse par courriel, Air Canada indique qu’il est important de mettre les choses en contexte pour comprendre la situation actuelle dans les aéroports. La reprise s’accélère et entraîne une pression extraordinaire sur tous les éléments du système de transport aérien à l’échelle mondiale, explique l'entreprise d'aviation.

En ce moment, Air Canada transporte plus de 120 000 clients par jour. L'entreprise explique que les annulations, les vols retardés et les problèmes liés à la gestion des bagages sont reliés à un ensemble de facteurs qui touchent tout l’écosystème. Les longs délais de traitement dans les aéroports, un avion retenu à une porte d’embarquement plus longtemps que prévu ou un vol qu’on est forcé d’annuler subitement en raison des limites de vol imposées par le contrôle de la circulation aérienne entraînent inévitablement un effet domino sur nos clients, de même que sur nos effectifs et notre exploitation, ajoute Air Canada dans son courriel.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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