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Extradé aux États-Unis, un pirate informatique de Gatineau plaide coupable

Un pirate informatique à l'oeuvre dans une pièce sombre.

Le Gatinois a déjà plaidé coupable à des accusations similaires au Canada à la suite d’une enquête qui a mené à son arrestation à son domicile le 27 janvier 2021 (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Maintenant extradé aux États-Unis, un ancien fonctionnaire fédéral de Gatineau, Sébastien Vachon-Desjardins, a plaidé coupable à des accusations de rançongiciel. Ce terme est aussi connu sous le nom de « ransomware ».

Le Gatinois a déjà plaidé coupable à des accusations similaires au Canada à la suite d’une enquête qui a mené à son arrestation à son domicile le 27 janvier 2021. La police avait alors saisi 719 bitcoins, d'une valeur, à l’époque, d'environ 28 151 582 $, ainsi que 790 000 $ en monnaie canadienne.

Ce jour-là, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait indiqué qu’il s’agissait de la plus importante saisie de cryptomonnaie au Canada.

Le FBI soupçonnait Sébastien Vachon-Desjardins de faire partie de Netwalker, un réseau international de cybercriminels.

NetWalker aurait ciblé des entreprises et d'autres institutions en cryptant des données sur leurs systèmes pour ensuite exiger une rançon. Il est également allégué qu'il a accédé à des renseignements personnels de nature délicate sur des employés, des clients et des utilisateurs et qu'il les a volés.

Après l'arrestation par la GRC, M. Vachon-Desjardins a été accusé de méfait relatif à des données informatiques, d'utilisation non autorisée d'un ordinateur, d'extorsion et de participation à une organisation criminelle.

En janvier, dans une salle d'audience de Brampton, en Ontario, il a plaidé coupable à toutes les accusations, sauf celle d'utilisation non autorisée d'un ordinateur.

Il a été condamné à sept ans de prison avant d’être extradé au mois de mars pour faire face aux accusations portées contre lui en sol américain.

Dans des documents judiciaires de la Floride datés du 23 mai, Sébastien Vachon-Desjardins a plaidé coupable à quatre accusations. Le gouvernement recommande qu'il reçoive une peine moins lourde lorsqu'il sera condamné.

Il a accepté de renoncer à environ 21,5 millions de dollars américains provenant des produits de ces crimes, ainsi que 27,65 bitcoins.

Il s’est aussi engagé à coopérer à d'autres enquêtes. Dans le cadre de l'entente, il convient qu'il était l'un des affiliés les plus prolifiques de NetWalker Ransomware.

Le FBI l’avait à l’oeil en 2020

La GRC a commencé à enquêter sur le Gatinois en août 2020 lorsque le FBI a contacté le corps policier canadien pour identifier un suspect dans son enquête sur NetWalker.

Ces documents judiciaires de la Floride montrent que Vachon-Desjardins a infiltré une entreprise non identifiée à Tampa le 30 avril 2020.

Cette entreprise, appelée Victime 1 dans les documents, a dépensé environ 1,2 million de dollars américains pour revenir à la normale au lieu de payer les 300 000 $ américains demandés par M. Vachon-Desjardins.

Les éléments de preuve que le FBI a remis à la GRC lui ont permis de lancer sa propre enquête pour déterminer si des crimes ont été commis au Canada, ce qui a éventuellement mené à une perquisition à son domicile.

En mars dernier, Services publics et Approvisionnement Canada a confirmé par courriel que Sébastien Vachon-Desjardins n'était plus à l'emploi du ministère depuis le 13 janvier, mais a refusé de répondre à d'autres questions sur ses antécédents professionnels.

Avec les informations de CBC

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