•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La famille de Regis Korchinski-Paquet dépose une poursuite de 10 millions $

Regis Korchinski-Paquet

Regis Korchinski-Paquet est tombée d'un balcon du 24e étage en mai 2020. (Archives)

Photo : Photo fournie par la famille

Radio-Canada

La famille de Regis Korchinski-Paquet, qui est morte durant une intervention policière, intente un procès civil de 10 millions de dollars.

Mme Korchinski-Paquet est morte après être tombée du balcon de son appartement de High Park alors que des policiers de Toronto se trouvaient à son domicile, le 27 mai 2020.

La déclaration, déposée le 27 juin, désigne la Ville de Toronto, cinq agents de police de Toronto qui étaient sur les lieux ce soir-là, la Société d'habitation de Toronto, le procureur général de l'Ontario et le directeur de l'Unité des enquêtes spéciales (UES) de l'Ontario, Joseph Martino.

Une enquête de l'UES a conclu qu'il n'y avait aucun motif raisonnable pour accuser les policiers présents lors de l'intervention.

La plainte civile affirme, en partie, que les officiers ont délibérément menti aux enquêteurs de l’UES et au Bureau du directeur de l'examen indépendant de la police, et qu'ils ont également partagé de fausses informations sur Mme Korchinski-Paquet après sa mort.

Jason Bogle, l'avocat représentant la famille, a déclaré lors d'une conférence de presse mercredi après-midi que les faits publiés par les autorités concernant l'affaire ne correspondent pas à ce qui a été capturé par les caméras de surveillance.

Selon Me Bogle, une vidéo démontre qu’un ou des policiers ont dégainé une arme à un moment où il y avait plus qu'assez d'agents pour s'occuper de Mme Korchinski-Paquet sans son utilisation.

La présence de l'arme - combinée au nombre d'officiers présents dans l'appartement et à l'échec de la mise en œuvre de tactiques de désescalade - a contribué à la mort de Mme Korchinski-Paquet, peut-on lire dans la déclaration.

Me Bogle a déclaré que M. Martino est nommé dans les documents de cour en raison d'un communiqué de presse qu'il a publié et qui ne correspondait pas aux preuves matérielles obtenues par les enquêteurs de l’UES.

La Société d’habitation de Toronto, quant à elle, est citée parce qu'elle gère l'immeuble où vivait Mme Korchinski-Paquet, a ajouté Me Bogle.

Selon les documents de cour, Mme Korchinski-Paquet et sa mère ont demandé à plusieurs reprises l'installation d'une clôture de sécurité sur le balcon de leur appartement du 24e étage, mais ces demandes ont été ignorées. Il ne s'agit pas d'un incident isolé, peut-on y lire, mais cela reflète l'habitude de la [Société d’habitation de Toronto] de ne pas répondre en temps utile aux préoccupations et aux demandes de ses résidents.

La poursuite allègue que la Ville de Toronto doit également être tenue responsable de son manquement à superviser correctement la Société d’habitation de Toronto.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !