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L’unité GRIPP pourrait être scindée en deux à la police de Québec

Sept mois après la diffusion des vidéos d'arrestations musclées, les changements se font toujours attendre.

Deux agents tentent d'immobiliser un jeune homme au sol, devant un véhicule de police.

Les agents de l'unité GRIPP se sont retrouvés dans la tourmente, en novembre dernier, après la diffusion de vidéos d'interventions controversées sur la Grande Allée, notamment.

Photo : Instagram

Sept mois après l’émergence de vidéos d’arrestations musclées ayant déclenché une controverse au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), l’unité GRIPP s’apprête à reprendre sa surveillance dans les bars de la capitale. Or, le mandat de cette unité pourrait bientôt être scindé en deux, a appris Radio-Canada.

Selon nos informations, le SPVQ songe à affecter une partie du Groupe de relation et d’intervention policière auprès de la population (GRIPP) en soutien aux enquêtes criminelles, et ce à temps plein.

Les effectifs restants seraient quant à eux affectés à la surveillance des bars et des lieux critiques, ce que le SPVQ appelle le service d’ordre et qui contribue à la répression du crime organisé sur le territoire de Québec. Or, ce mandat ne serait actif que durant la saison estivale, pour l’essentiel.

Le reste de l’année, lorsque les grands rassemblements sont moins nombreux et que l’achalandage est moins grand dans les bars et sur les artères commerciales, le service d’ordre serait assuré par les policiers de la patrouille régulière.

Le SPVQ n’a pas voulu accorder d’entrevue à Radio-Canada. Par courriel cependant, la directrice des communications indique que le travail de refonte est en cours et mené avec beaucoup de sérieux.

Marie-Claude Brousseau rappelle que la décision de réviser le mandat de l’unité GRIPP avait été prise après la médiatisation de vidéos ayant soulevé des questions sur les gestes posés par certains agents. Cette refonte devait être terminée en février dernier, mais rien n’a encore été annoncé à ce jour.

« Plusieurs éléments étaient à considérer et avant d’implanter quoi que ce soit. Entre autres, la partie patronale doit d’abord s’entendre avec la partie syndicale. »

— Une citation de  Marie-Claude Brousseau, directrice des communications au SPVQ

Des policiers en formation

L’unité GRIPP a récemment recruté de nouveaux agents en prévision de la saison estivale, selon nos sources. De la formation leur est d’ailleurs offerte cette semaine, en vue de redémarrer le service d’ordre à temps pour le jour férié de la fête du Canada.

Cette formation fait un survol des principaux éléments à maîtriser par les policiers sur le terrain dont, entre autres, la gestion de foule, la gestion de personnes intoxiquées, le plan d’action pour les parcs, la gestion des rues piétonnières, etc., précise Mme Brousseau.

Cependant, Mme Brousseau indique que la reprise du service d’ordre de l’unité GRIPP n’est qu’un projet pilote pour l’été, car rien n’a, pour le moment, été entendu de manière officielle avec la partie syndicale et certains éléments sont à évaluer en cours de projet.

« Le SPVQ prend très au sérieux les travaux entamés pour l’unité GRIPP et fait entièrement confiance aux policiers impliqués dans le processus. »

— Une citation de  Marie-Claude Brousseau, directrice des communications au SPVQ

À la suite de la diffusion des vidéos controversées, l’automne dernier, cinq agents de l’unité GRIPP avaient été suspendus avec solde. Depuis, tous sont de retour au travail, mais l’un d’eux reste assigné à des tâches administratives.

Deux enquêtes avaient alors été déclenchées au Commissaire à la déontologie policière, à la demande de la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault.

Deux autres enquêtes avaient aussi été confiées au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), puisque le SPVQ avait des motifs raisonnables de croire qu’un de ses agents avait peut-être commis des gestes de nature criminelle lors de deux interventions distinctes. Le résultat de ses enquêtes n’est pas encore connu non plus.

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