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Le commissaire à la vie privée en faveur d’une preuve d’identité numérique

Le commissaire à l'information et à la vie privée de la Saskatchewan, Ron Kruzeniski, en juin 2022.

Afin que la preuve demeure sécuritaire, Ron Kruzeniski précise qu’un minimum d’information serait collecté et que celui-ci ne serait pas centralisé.

Photo : Radio-Canada / Stefani Langenegger

Radio-Canada

Le commissaire à l'information et à la vie privée de la Saskatchewan, Ron Kruzeniski, estime que le temps est venu de créer une preuve d’identité numérique dans la province.

Ron Kruzeniski affirme que la population est de plus en plus contrainte de prouver son identité en ligne et qu'il s'agit d'une méthode vers laquelle se tournent d’autres provinces canadiennes, comme la Colombie-Britannique et l’Alberta, qui possède la sienne depuis 2017. Le Québec et l’Ontario élaborent également leur propre preuve d'identité numérique.

Ron Kruzeniski ajoute que cette identité numérique constituerait une façon efficace, grâce à la sécurité et au cryptage, d’accéder à des services en ligne et d'accomplir des transactions sécurisées.

Cette preuve permettrait, entre autres utilisations, de valider l'identité d'un usager en ligne lorsqu’il fait une réclamation d’assurance, crée un compte afin de recevoir les services d’une société de la Couronne ou veut obtenir un permis de chasse et pêche.

La preuve ne serait pas obligatoire, indique néanmoins Ron Kruzeniski, et ne remplacerait pas d’autres documents comme le permis de conduire, le passeport ou la carte d’assurance maladie.

De plus, il faudrait qu’elle réponde aux besoins de la province, en plus de maximiser les bénéfices et minimiser les risques.

Afin que la preuve demeure sécuritaire, Ron Kruzeniski précise notamment qu'on ne collecterait que très peu d’information et que celle-ci ne serait pas centralisée.

Le gouvernement ne serait pas en mesure d’obtenir le portrait d’ensemble d'une personne en croisant les informations récupérées sur plusieurs bases de données.

Ron Kruzeniski ajoute que les usagers pourraient consulter leurs profils afin de vérifier qui y a accédé. Ils pourraient ensuite demander une enquête et même l'annulation de leur identité numérique.

La Saskatchewan continuera de consulter et de sensibiliser la population aux bénéfices d’une preuve numérique , affirme Ron Kruzeniski.

Selon le commissaire à l'information et à la vie privée de la Saskatchewan, il ne faudrait pas attendre qu’une preuve semblable soit créée par le gouvernement fédéral ou provincial, ou encore une compagnie de technologique. Ces deux scénarios forceraient la Saskatchewan à adopter des preuves qui ne répondent peut-être pas aux paramètres qui lui conviennent.

La Saskatchewan a suspendu toutes les démarches en ce sens le 31 mars dernier. Elle a dit attendre de voir la mise en œuvre de cette technologie dans d’autres provinces.

D’après les recherches, le nombre d’utilisateurs des preuves d'identité numérique sera de 4,2 milliards à 6,5 milliards d’ici 2026.

Avec les informations d'Adam Hunter

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