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Le maire de Thunder Bay ne briguera pas un second mandat à l’automne

Bill Mauro prononce un discours.

Le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, quittera, à tout le moins temporairement, la vie politique à l'automne (archives).

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Radio-Canada

Bill Mauro, un ancien ministre libéral provincial, a annoncé mercredi qu'il ne se représentera pas pour un deuxième mandat à la mairie de Thunder Bay lors des élections municipales d’octobre. Il n’écarte toutefois pas totalement un retour en politique dans le futur.

J'y réfléchis sérieusement depuis décembre dernier, a-t-il confié en entrevue avec CBC News.

M. Mauro, âgé de 66 ans, est maire depuis 2018. Il avait posé sa candidature après avoir été défait de justesse lors de l’élection provinciale en juin de la même année.

« Je m’approche des 25 ans de travail en politique pour la Ville de Thunder Bay et la circonscription provinciale de Thunder Bay—Atikokan. Ce n'était pas quelque chose que j'avais l'ambition de faire, mais une chose en entraînant une autre, me voilà 25 ans plus tard. »

— Une citation de  Bill Mauro, maire de Thunder Bay

Bill Mauro est détenteur d’un baccalauréat en éducation à l’Université Lakehead et a travaillé pendant 14 ans comme gestionnaire immobilier.

Il a été conseiller municipal de 1997 à 2003, avant de faire le saut au provincial, avec les libéraux de Dalton McGuinty.

Il avait alors facilement remporté le siège devant le néo-démocrate John Rafferty, avec plus de 11 000 votes d’avance.

Ttois politiciens dans un rassemblement partisan. La première ministre Wynne s'adresse à la foule.

Bill Mauro a été ministre des Affaires municipales et du Logement et ministre des Richesses naturelles et des Forêts sous Kathleen Wynne (archives).

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

M. Mauro a été réélu en 2007, cette fois avec seulement 50 voix de plus que le candidat du NPD, puis de nouveau en 2011 et 2014.

« Cette expérience professionnelle a été incroyablement gratifiante et je suis très fier de l'ampleur du travail, des investissements et des réalisations à Thunder Bay et dans la circonscription de Thunder Bay—Atikokan. »

— Une citation de  Bill Mauro, maire de Thunder Bay

En entrevue avec la CBC, il a notamment mentionné ses efforts pour assurer du travail à l’usine de Bombardier, en exigeant un certain niveau de contenu canadien pour des projets de transports en commun.

C'était vraiment le premier dossier sur lequel j'ai commencé à travailler en 2003 [après avoir été élu député], raconte-t-il. Beaucoup de ces emplois en ont découlé.

M. Mauro se dit également fier de son travail pour obtenir une unité de chirurgie cardiovasculaire à Thunder Bay, l’élargissement des autoroutes de la région, ainsi que la création d’une faculté de droit et la construction du nouveau palais de justice.

Mais il y a aussi eu des frustrations.

Récemment, M. Mauro a été l'un des principaux promoteurs d'un projet d'installation sportive intérieure, qui a subi un coup dur lorsque le financement fédéral a été refusé, plus tôt ce mois-ci.

Son mandat comme maire a aussi été marqué par les critiques envers le service de police municipale en raison d’un racisme systémique.

Il y a eu notamment le dépôt le 12 décembre 2018 d’un rapport accablant du directeur indépendant de l'examen de la police, moins de 10 jours après l’entrée en poste M. Mauro comme maire.

La même semaine, la Commission des services policiers de Thunder Bay (CSPTB) était mise sous tutelle après un rapport du sénateur Murray Sinclair.

En 2019, Bill Mauro avait déploré l’impact de ces deux rapports sur la réputation de Thunder Bay.

Quatre personnes dans une conférence de presse.

Bill Mauro, sur une photo d'archives, en compagnie du chef adjoint du Service de police de Thunder Bay Ryan Hughes, et de la chef de police, Sylvie Hauth. M. Hughes et Mme Hauth sont en ce moment suspendus.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Sans nier l’existence des problèmes de criminalité et de racisme dans sa ville, il affirmait que plusieurs autres villes canadiennes étaient dans une situation semblable.

La CSPTB a de nouveau été placée sous la tutelle d’un administrateur externe en avril 2022, et M. Mauro est l’un des deux membres de la commission à ne pas avoir démissionné.

Avec les informations de CBC

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