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Un homme noir poursuit la police de Winnipeg pour des allégations de profilage racial

Le quartier général de la police de Winnipeg.

Fabian Lincoln Junior Ross demande des dommages et intérêts pour les blessures qu'il dit avoir subies, notamment une fracture de l'orbite et des lésions nerveuses, ainsi que des dommages et intérêts pour les violations présumées de ses droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

Un homme noir intente une poursuite contre un policier de Winnipeg et la Ville et allègue qu'il a été victime de profilage racial. Selon ce dernier, Fabian Lincoln Junior Ross, l'agent de police aurait utilisé une force excessive à son endroit alors qu'il se stationnait devant la maison d'un ami.

Fabian Lincoln Junior Ross conduisait une voiture louée le 14 juillet 2020 lorsqu'il s'est garé dans la ruelle reliant les rues Brazier et Roch, entre les avenues Johnson et Chalmers, selon une requête déposée devant la Cour du Banc de la Reine du Manitoba le 20 juin 2022.

Le policier, désigné comme étant Jeffrey Rotinsky dans les documents de cour, était au volant d'un véhicule utilitaire sport de police banalisé. Il lui aurait demandé ce qu'il faisait et où il allait.

Fabian Ross lui aurait répondu qu'il attendait un ami et qu'il se dirigerait vers le quartier Transcona de Winnipeg.

À ce moment-là, le policier lui aurait demandé de mettre ses mains en évidence, et il a obtempéré.

L'agent de police serait sorti de son véhicule et aurait ouvert la portière de la voiture louée avant de tirer Fabian Ross hors du véhicule, selon la requête.

Le policier lui aurait ordonné de se coucher au sol. Lorsqu'il a refusé, il lui aurait donné un coup de poing sur le côté de la tête, puis deux autres, à l'arrière de la tête et dans le cou, selon le document judiciaire.

Mardi, un mémoire de la défense n'avait toujours pas été déposé en cour, et aucune des allégations n'a été prouvée au tribunal.

Avant le coup de poing, le policier n'aurait pas informé Fabian Ross qu'il était en état d'arrestation. Il ne l'aurait accusé d'aucune infraction criminelle et ne lui aurait pas parlé des allégations qui pesaient contre lui, selon la poursuite.

Lorsque Fabian Ross est tombé sur le sol, le policier lui aurait mis les menottes et aurait demandé du renfort. L’équipe arrivée sur les lieux a arrêté Fabian Ross pour résistance à un agent de la paix.

Fabian Ross a été remis en liberté environ quatre heures plus tard. Son avocat, Martin Pollock, lui a conseillé de ne pas parler aux médias tant que la plainte est devant le tribunal.

Fabian Ross demande des dommages et intérêts pour les blessures qu'il dit avoir subies, notamment une fracture de l'orbite et des lésions nerveuses, ainsi que des dommages et intérêts pour les violations présumées de ses droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés.

La poursuite allègue que le policier aurait agi de manière autoritaire, arrogante et malveillante en effectuant du profilage racial, en utilisant une force physique excessive sans aucune justification.

Elle ajoute que Fabian Ross a été accusé à tort d'avoir attaqué physiquement un agent de police, alors qu'il ne résistait pas et qu'il ne le menaçait pas.

Dans les jours qui ont suivi son arrestation, Fabian Ross a consulté un médecin à Selkirk. Ce dernier l'a envoyé vers un chirurgien plasticien. Les médecins ont déterminé que son os orbital guérirait sans chirurgie.

CBC a demandé au Service de police de Winnipeg un commentaire et une mise à jour sur le statut d'emploi du policier Jeffrey Rotinsky, mais n'a pas encore reçu de réponse.

Avec les informations de Rachel Bergen

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