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Fouilles au pensionnat de Saint-Marc : la nation atikamekw poursuit ses consultations

Le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, réagit au dépôt du rapport de la coroner sur la mort de Joyce Echaquan.

Le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le Conseil de la Nation Atikamekw n’a toujours pas pris position sur d’éventuelles fouilles à l’ancien pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery, près d’Amos.

Les Anishinabeg de l’Abitibi-Témiscamingue qui ont fréquenté le pensionnat se sont déjà prononcés en faveur de telles fouilles dans les dernières semaines. Toutefois, les consultations se poursuivent auprès des membres et des survivants des communautés atikamekw de Manawan, d'Opitciwan et de Wemotaci, en Mauricie.

Il y a beaucoup de gens à rencontrer. On voulait profiter d’une réunion des anciens survivants qui devait avoir lieu à la fin juin, mais elle a été reportée pour des raisons logistiques. On attendait cet événement pour pouvoir nous assurer que tout le monde allait être à l’aise avec les fouilles. On ne sait pas encore à quelle date cette rencontre aura lieu. Nous allons aussi profiter d’une assemblée générale spéciale, dans deux semaines, pour poser la question, explique le grand chef de la nation atikamekw, Constant Awashish.

Selon lui, toutefois, toutes les personnes consultées à ce jour se sont exprimées en faveur des fouilles.

« Jusqu’à date, tous ceux qui ont répondu à l’appel étaient favorables à ça. Il n’y a personne qui a dit non à ce qu’il y ait des fouilles. Donc, ça regarde pas mal positivement à ce niveau-là. Je pense que ça va se diriger vers ça. Qui ne voudrait pas des fouilles et connaître la vérité? »

— Une citation de  Constant Awashish, grand chef de la nation atikamekw
Le terrain de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Saint-Marc-de-Figuery, avec un monument commémoratif et des affiches explicatives.

Le terrain de l'ancien pensionnat indien de Saint-Marc-de-Figuery, près d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Respecter la volonté

Mais pour Constant Awashish, il est important de respecter la volonté des survivants avant de prendre position.

Personnellement, je suis pour des fouilles, mais là, on ne veut pas brusquer ceux qui ont subi des torts, ceux qui ont subi toutes sortes d’agressions, ceux qui portent les mauvais souvenirs des pensionnats. On pense que c’est à eux également de se prononcer sur cette question, que la décision leur revient, fait-il valoir.

Si quelques anciens parlent de certaines disparitions qui auraient pu survenir à Saint-Marc-de-Figuery, ce sont surtout des histoires de maltraitance et d’abus qu’a entendues le grand chef Awashish.

On a déjà eu la commission Viens et la commission vérité et réconciliation, où les langues se sont dénouées. Les trouvailles des dépouilles majoritairement dans l’Ouest canadien, je pense que ç’a dénoué de nouvelles langues. Même moi, j’ai entendu des histoires assez horribles qui se passaient à Amos, de gens qui n’avaient pas témoigné dans les commissions, qui n’avaient pas divulgué d’information auparavant. Je pense que toute nouvelle situation triste comme ça occasionne un rappel de souvenirs douloureux. Mais il y a également un côté positif, ça donne envie à des gens de parler, affirme-t-il.

Si le Conseil de la Nation Atikamekw donne son aval, les communautés anishinabeg de la région entendent déposer une demande officielle pour que des fouilles soient réalisées sur le terrain de l’ancien pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery.

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