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40e AGA de l’AFY : des retrouvailles en personne

Les participants de l'AGA posent tous ensemble au CSSC Mercier

L'AGA 2022 de l'AFY s'est tenue en personne au CSSC Mercier.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

L’Association franco-yukonnaise (AFY) a tenu lundi soir sa 40e assemblée générale annuelle (AGA) au Centre scolaire secondaire communautaire (CSSC) Mercier. Si les retrouvailles en personne après deux ans de pandémie ont fait du bien, l'AFY fait encore face à de nombreux défis comme la rétention du personnel.

Cette année on a pu se retrouver, s'est enthousiasmée la directrice de l’AFY, Isabelle Salesse. Elle était très heureuse de revoir la communauté, de la voir en face à face.

Dans l’atrium du CSSC Mercier, une quarantaine de personnes s’étaient rassemblées pour ce rendez-vous important de la Franco-Yukonnie.

C’est toujours intéressant de voir des gens qui étaient là au tout début et qui sont encore là aux AGA, qui n’en ratent presque jamais, note la directrice, qui était aussi ravie de voir de nouveaux visages.

Foison de projets

Du côté des élections, l’AGA a vu Edwine Veniat être élue à la vice-présidence pour deux ans et Stéphanie Nobécourt en tant que secrétaire-trésorière. De leur côté, Marielle Veilleux, Stéphan Poirier et Luc Laferté seront administrateurs.

Parmi les objectifs de l’année à venir, l’AFY entend poursuivre son service de notaire publique et d’aide juridique, gérer pleinement les cours de français langue seconde pour adultes et adapter son programme d’aide à l’emploi au marché actuel.

Elle étudiera également la faisabilité de créer une offre de programme postsecondaire en français adapté au Yukon. Elle cherchera aussi à stimuler la participation des 14-30 ans aux activités sociales, culturelles et sportives, et bien sûr à continuer d’oeuvrer à la représentativité des Franco-Yukonnais au sein des institutions à tous les niveaux.

Quarante ans après ses débuts, l’AFY poursuit son travail pour la communauté, mais elle fait face aux mêmes difficultés que la société yukonnaise elle-même. La crise du logement qui touche le Yukon a des répercussions à tous les niveaux de sa société et la francophonie n’est bien sûr pas épargnée.

L'incessant obstacle du logement

Lorsque l’objectif d’explorer les options pour l’accès à des logements abordables et adéquats pour les personnes aînées francophones a été évoqué, Marguerite Tölgyesi, la présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, a rappelé que la problématique touchait également la jeunesse.

Un problème dont est consciente la présidente de l’AFY, Lorraine Taillefer. Génération après génération, on arrive toujours à trouver des solutions, dit-elle. Elle entend travailler ensemble au niveau des leaders francophones et aussi au niveau des leaders nationaux pour savoir comment on peut soutenir nos aînés, mais aussi nos jeunes parce que cette jeunesse-là est super importante pour notre communauté franco-yukonnaise et yukonnaise.

Elle reconnaît qu’il faut être créatif et essayer de trouver de nouvelles stratégies, mais elle affirme que des pistes sont en train d’émerger.

La rétention, enjeu majeur pour réussir à préserver ses services

L’AFY, si elle parvient toujours à recruter, n’arrive pas à garder ses employés. Ces quatre derniers mois, trois employés ont quitté ses bureaux pour ceux du gouvernement. Sur l’année, environ une vingtaine ont démissionné.

Ce problème de rétention est un poids pour l'organisme et l’un des enjeux majeurs évoqués pendant l’AGA car il représente une menace pour l’avenir de ses services. Pour la première fois, face aux difficultés, l’AFY a même été recruter à l’étranger.

« Depuis 2020, il y a un changement du marché du travail. Les gens recherchent différentes choses, ils ont beaucoup d’opportunités, de choix. Donc ce qui devient de plus en plus difficile quand on est un organisme communautaire en milieu minoritaire, ce n’est pas le recrutement, mais la rétention. »

— Une citation de  Isabelle Salesse, directrice de l’AFY

Les gens partent pour de nouvelles aventures, parce que maintenant c’est comme ça, constate Isabelle Salesse. Ou pour partir pour de meilleures conditions parce que l’économie au Yukon, ça prend quand même un salaire assez conséquent pour pouvoir se loger décemment.

Les salaires ont été augmentés de 3 % cette année, sans que l’AFY ait pour autant touché de fonds supplémentaires. Malgré cela, ils ne pourront pas rivaliser avec l’offre du gouvernement territorial entre autres.

Portrait d'Isabelle Salesse.

Isabelle Salesse est la directrice de l'Association franco-yukonnaise.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Le risque est que sur le long terme, il pourrait être difficile d’assurer des services constants et avec moins d’employés, l’association pourrait avoir à en supprimer certains même si Isabelle Salesse s’y refuse.

Pour l’instant, pour moi ce n’est pas une option, affirme-t-elle. On n’a pas travaillé fort pour aller chercher les moyens d’offrir tous ces services pour choisir la facilité, en matière de fonctionnement, à savoir je coupe. Elle veut évaluer toutes les autres options pour ne pas avoir à en arriver là.

Elle confie attendre impatiemment la publication des statistiques des communautés francophones en milieu minoritaire, au mois d'août, car, selon elle, les chiffres montreront un Yukon en augmentation. Une preuve de plus selon elle que ce n'est pas le moment de couper des services, mais le moment de se réinventer.

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