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L’ancien bateau du musée Exploramer sera sur le fleuve cet été

Deux bateaux sur le fleuve Saint-Laurent.

À Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, des sorties en mer seront offertes dès le 7 juillet.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

L’ancien bateau du musée Exploramer qui a été acheté en avril dernier au coût de 125 000 $ par la Municipalité de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine sera sur l’eau dès le 7 juillet. Nommée le Cap-à-l’Ours, l’embarcation aura à la fois une vocation récréotouristique et la possibilité d’être utilisée pour des sauvetages.

Le bateau, acheté sans règlement d’emprunt, a été financé au trois quarts par diverses instances. La Municipalité aurait donc dépensé environ 30 000 $ sur le navire selon le maire, Joël Côté.

« Sa vocation principale est le récréotourisme, mais lorsqu'un événement va arriver en mer, le bateau sera réquisitionné par la Garde côtière auxiliaire canadienne pour effectuer le sauvetage »

— Une citation de  Joël Côté, maire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Ce dernier soutient qu’il est évidemment prioritaire de sauver des vies, mais qu’en plus, la vocation récréotouristique du bateau va permettre d’assurer la couverture de certains coûts liés à son utilisation.

Joël Côté, maire de Sainte-Madeleine-de-Rivière-Madeleine

Joël Côté, maire de Sainte-Madeleine-de-Rivière-Madeleine (photo d'archives).

Photo : Radio-Canada

Lorsqu’il sera mis à l’eau cet été, le Cap-à-l’Ours fera d’abord l’objet d’un projet pilote.

De cette façon, il n’y aura pas de pression supplémentaire quant à la rentabilité des activités lors de la première année de service du navire, selon le maire. Ça permettra également au projet d’être lancé plus tranquillement.

Ça a l’air facile comme ça de dire qu’on met le bateau à l’eau et qu’on amène des gens en mer, mais c’est plus compliqué que ça, affirme M. Côté.

Il évoque diverses normes de Transports Canada à respecter, des inspections du bateau pour s’assurer de la sécurité en cas d’incendie, que la radio soit fonctionnelle et que la coque du bateau soit en bon état.

Finalement, un équipage qualifié doit être à bord tout comme la préparation de l’animation lors des petites croisières. C’est d’ailleurs sur ce dernier volet que travaille présentement l’équipe en attendant les inspections qui vont permettre la mise à l’eau.

« Pour être honnête, on ne s’attendait pas à autant de complexité sur un si beau projet. Malgré tout, la motivation est là et on a très hâte d’amener nos premiers clients sur le fleuve.  »

— Une citation de  Joël Côté, maire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Ce projet est attendu par la municipalité qui y travaille depuis plusieurs années. Étant donné que le développement économique à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine est en plein essor, on vient ajouter une corde à notre arc avec la présence de clients sur le bateau pour offrir une possibilité touristique plus intéressante, affirme le maire.

Le volet sauvetage en mer

La Municipalité a conclu une entente avec Pêches et Océans ainsi qu'avec la Garde côtière auxiliaire canadienne qui leur permet de réquisitionner le Cap-à-l’Ours en cas de besoin pour un sauvetage sur le fleuve Saint-Laurent.

Comme le bateau est rapide et qu’il ne s’éloignera pas beaucoup de la côte lors des expéditions, même si un appel de sauvetage est lancé alors que le bateau est en mer, M. Côté affirme que le changement de vocation va se faire rapidement.

Le bateau Sea Star 4 qui s'est échoué à Sainte-Madeleine-de-Rivière-Madeleine en train de s'enfoncer dans le fleuve.

En 2013, le bateau Sea Star 4 s'est échoué à Sainte-Madeleine-de-Rivière-Madeleine (photo d'archives).

Photo : Annie Langlois de l'auberge-restaurant Chez Mamie

Pour le côté récréotouristique, la Municipalité prévoit deux sorties par jour d’une durée de 1 h 15 chacune. Ainsi, le bateau sera plus souvent à la marina qu’en mer et les probabilités qu’un sauvetage se produise alors que l’embarcation est sur l’eau sont plutôt faibles.

Pour le maire Joël Côté, c’est un projet important parce qu’il y a beaucoup d’activités nautiques dans le secteur et que le filet de sécurité entre Sainte-Anne-des-Monts et Rivière-au-Renard était qualifié de faible. Il affirme que d’avoir cette possibilité d’aider les gens en mer est primordial.

Il a d’ailleurs lui-même déjà nécessité un sauvetage en mer. Il m’est arrivé un événement sur le fleuve où notre équipage a passé 3 h dans l’eau un 22 mai. D’avoir l’espoir que quelqu’un vienne à notre secours, j’ai déjà vécu ça. La nuit n’était pas très loin et l’hypothermie non plus. Donc je suis sensibilisé au fait qu’on a besoin d’avoir des services de secours.

Avec les informations de Pierre-Gabriel Turgeon.

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