•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une chercheuse lie l’aide sociale à la hausse des cas de VIH en Saskatchewan

Une affiche indique Dépistage VIH avec une flèche.

Le Sanctum Care Group, affirme qu'il existe un lien évident entre l'aide sociale inadéquate et la propagation du VIH en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Radio-Canada

Alors que la Saskatchewan présente le taux le plus élevé de VIH au Canada, une chercheuse de l'Université de la Saskatchewan, Holly McKenzie, a établi un lien avec les modifications apportées au programme d'aide sociale de la province.

La Saskatchewan a le taux le plus important de VIH au Canada selon le plus récent article de la chercheuse postdoctorale à la Faculté de médecine de l'Université. Les cas sont trois fois plus élevés que la moyenne nationale.

Selon de récentes données, plus de jeunes naissent en Saskatchewan avec le VIH ou la syphilis. Cette année, deux enfants sont nés avec le VIH, ce qui est rare en Amérique du Nord. Les cas de nouveau-nés avec la syphilis congénitale sont aussi à la hausse dans la province passant de quatre en 2016 à plus de 50 en 2020.

Mme McKenzie affirme que la question de la transmission du VIH est complexe, mais que les changements apportés au programme de soutien du revenu de la Saskatchewan (SIS) ont aggravé une situation déjà mauvaise.

Nous n'avons pas de politiques qui comprennent la corrélation entre un revenu suffisant, entre les besoins fondamentaux des gens et avoir suffisamment de ressources pour obtenir ce dont eux et leurs familles ont besoin, explique Holly McKenzie à CBC.

La directrice générale du Sanctum Care Group, Katelyn Roberts est d’accord qu'il existe un lien évident entre l'aide sociale inadéquate et la propagation du VIH.

Le traitement [des personnes séropositives] est simple. Il s'agit d'une pilule, une fois par jour, a déclaré Mme Roberts.

Mais si vous êtes sans-abri, par exemple, vous essayez de survivre au jour le jour, d'obtenir votre nourriture, de savoir où vous allez dormir, vous ne pensez pas aux médicaments.

Le programme SIS, controversé en province

Les critiques affirment que le programme d'aide sociale, connu sous le nom de Programme saskatchewanais de soutien au revenu (SIS), qui a été mis en place par le gouvernement provincial ne permet pas aux gens d'avoir suffisamment d'argent pour vivre.

En moyenne, un adulte vivant à Regina ou à Saskatoon pourrait recevoir jusqu'à 600 $ par mois pour le logement et les services publics, et 315 $ pour la nourriture et toutes les autres dépenses. Le montant de chaque personne est déterminé au cas par cas et est réévalué tous les mois.

La chercheuse Holly McKenzie affirme avoir fait écouté plusieurs enjeux relatifs au nouveau système qui consiste à verser le loyer aux bénéficiaires plutôt que directement aux propriétaires.

Lorsque les gens doivent faire appel à différents services communautaires et qu'ils n'ont pas accès à un logement stable, il leur est plus difficile de se rendre à leurs rendez-vous prénataux, explique Mme McKenzie.

Des taux d'aide sociale adéquats coûteront moins cher que le traitement de la syphilis et du VIH, note-t-elle.

Si les gens ont besoin que l'on réponde à leurs besoins fondamentaux pour avoir accès aux soins prénataux, nous devrions le faire.

Dans le budget de 2022, le gouvernement a augmenté les prestations de base de 30 $ par mois et les prestations de logement de 25 $ par mois.

De plus, en novembre, la province a ouvert le paiement direct de loyer aux personnes ayant des besoins élevés.

Avec les informations de David Shield

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !