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Davantage d’autonomie pour cinq Premières Nations anichinabées

Reg Niganobe pose pour une photo.

Reg Niganobe est le grand chef du conseil de la Nation Anishnabek, une organisation qui regroupe 39 Premières Nations en Ontario.

Photo : Nation Anishinabek

Radio-Canada

L’adoption par le gouvernement fédéral de la Loi sur l’accord en matière de gouvernance conclu avec le conseil de la Nation Anishnabek, qui a reçu la sanction royale le 23 juin, permettra à cinq Premières Nations du Nord-Est de l’Ontario de prendre leurs propres décisions concernant notamment le choix de leurs dirigeants et la culture.

Le grand chef du conseil de la Nation Anishnabek, Reg Niganobe, affirme avoir ressenti un grand soulagement lorsque l’accord est devenu une loi.

L’entente avait été signée en avril dernier.

Il rappelle que les discussions concernant l’autodétermination de son rassemblement de Premières Nations anichinabées ont commencé il y a 25 ans.

« Le plus délicat, bien souvent, était le changement de gouvernement, qu'il s'agisse d'un gouvernement libéral ou conservateur, ou d'un changement de négociateur. »

— Une citation de  Reg Niganobe, grand chef du conseil de la Nation Anishnabek

Le gouvernement a souvent changé de négociateur, explique M. Niganobe. Chaque fois qu’il y avait un changement de négociateur, sans nécessairement reprendre à zéro, il fallait la mettre au courant de ce qui s’était dit auparavant.

M. Niganobe ajoute que l'accord changera beaucoup de choses pour les cinq Premières Nations concernées. Elles disposeront d'un financement leur permettant de choisir leurs propres dirigeants, leurs modes de fonctionnement.

Les Premières Nations qui ont signé l'accord sont celles de Nipissing, Wahnapitae, Magnetawan, Moose Deer Point et Zhiibaahaasing.

Le chef de la Première Nation de Nipissing, Scott McLeod, affirme que la communauté a déjà entrepris des démarches pour améliorer son autogouvernance, avec des élections sur mesure et ses propres règles pour déterminer qui est considéré comme un membre.

Scott McLeod pose devant un lac.

Le chef de la Première nation de Nipissing, Scott McLeod.

Photo : CBC / Erik White

Ça a pris du temps avant de se concrétiser, affirme le chef McLeod au sujet de l’accord.

« Mais il s'agit d'une étape importante pour nous et les autres Premières Nations qui commençons à nous libérer de la Loi sur les Indiens et à affirmer notre propre gouvernance. »

— Une citation de  Scott McLeod, chef de la Première Nation de Nipissing

M. McLeod ajoute que le but ultime est d’avoir un véritable gouvernement en tant que nation indépendante. Si quelqu'un a volé votre voiture il y a 100 ans et que vous venez juste de récupérer les pneus de cette voiture, ce n'est pas une vraie célébration dans ce sens.

Mais il s'agit plutôt d'un temps de réflexion pour examiner le travail qui doit être fait pour récupérer le reste de ces parties et devenir véritablement une Première nation autonome, conclut le chef de la Première Nation de Nipissing.

Avec les informations de Jonathan Migneault de CBC

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