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Des conseillers municipaux doutent de la nouvelle approche de démoustication d’Edmonton

Un moustique se pose sur une main humaine.

La Ville continuera aussi de répandre des pesticides à la main dans des endroits comme des fossés pour éliminer les moustiques.

Photo : iStock

Radio-Canada

La nouvelle approche d’Edmonton pour réduire la présence de moustiques fait l’objet de critiques de la part de conseillers municipaux. Ils se questionnent notamment sur l'efficacité et le coût du nouveau programme.

En avril, la capitale albertaine avait abandonné son programme de démoustication aérienne, lui préférant une lutte parasitaire biologique et la sensibilisation. Les 507 000 $ alloués à l’ancien programme ont alors été réorientés vers la nouvelle approche.

Lundi, le comité aux services communautaires et publics a analysé les coûts du nouveau plan de la Ville. Il comprend l’achat et l’installation de pièges à moustiques et de nichoirs à chauves-souris. Le suivi et la surveillance de ces nouveaux outils sont également examinés.

La Ville continuera aussi de répandre des pesticides à la main dans des endroits comme les fossés pour éliminer les moustiques.

Le budget du nouveau programme octroie 387 436 $ aux volets de la surveillance et du suivi, ce qui comprend l’achat de pièges à moustiques et de tablettes électroniques et la rémunération du personnel ainsi que la location de camions.

Les activités de contrôle biologiques, telles que l’épandage de larvicides et l’installation de nichoirs à chauves-souris, sont estimées 65 000 $.

L’aspect de la sensibilisation de la nouvelle approche, qui englobe les publicités numériques, est quant à lui évalué à 45 000 $.

Un plan qui en fait sourciller certains

Le conseiller municipal Tim Cartmell doute que ces tactiques puissent fonctionner cette année.

J’espère me tromper, mais je pense qu’il va peut-être y avoir une augmentation de moustiques. Je crois que nous allons avoir des étés affreux sans démoustication aérienne.

Selon lui, il y a trop d’éléments inconnus avec la nouvelle approche. J’aurais aimé qu’il y ait une étude sur la question plutôt que de laisser tomber nos méthodes et de déterminer si nous avons fait la bonne chose après coup.

De son côté, le conseiller municipal Erin Rutherford n'est pas convaincu par la partie du budget alloué à la surveillance dans le programme.

C’est une très grande part du budget [...] Pourquoi avons-nous besoin de faire cette surveillance, demande-t-il.

Quant à Craig McKeown, directeur général des services des parcs et des routes d’Edmonton, il estime que la Ville a besoin d’un système de suivi à long terme pour mesurer les changements du nouveau plan et en évaluer les impacts sur l’écosystème.

Des pesticides qui déplaisent

Le groupe environnemental Pesticide Free Edmonton assistait au comité pour plaider en faveur de l’élimination de l’utilisation des pesticides pour tuer les moustiques.

Pour sa part, un ancien employé de la Ville chargé des programmes de compostage, Mark Stumpf-Allen, a demandé aux conseillers municipaux de se concentrer davantage sur la restauration des écosystèmes.

On peut apprendre beaucoup de choses lorsqu'on arrête de combattre ce qu'on ne peut pas contrôler. On peut faire de la nature une alliée et en tirer des enseignements.

De son côté, le maire d’Edmonton, Amarjeet Sohi, craint que la population n'ait l'impression que la Ville ne s’attaque pas au problème des moustiques.

Ce qui m'inquiète, c'est que, pendant qu’on se concentre sur les choses à faire à long terme, on crée des situations où la population s’oppose aux politiques s’il y a une augmentation de la population de moustiques.

La conseillère municipale Keren Tang, pour sa part, soutient le nouveau programme.

Avec les informations de Natasha Riebe

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