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Archives

En colonie de vacances, on sort de la ville et on profite du plein air

Des fillettes font la ronde sur le site d'un camp de vacances sur le bord de l'eau à Val-David, dans les Laurentides.

Les camps et colonies de vacances permettent notamment aux enfants des centres urbains de se retrouver en pleine nature.

Photo : Radio-Canada / Henri Paul

Radio-Canada

Pourquoi envoyer son enfant dans une colonie de vacances? Des reportages tirés de nos archives se sont intéressés à l'organisation et à la fréquentation de ces camps durant l’été.

À l’émission Consommateurs avertis du 30 avril 1975, des parents s’expriment sur les motifs qui les poussent à envoyer leurs enfants en camp de vacances.

Ici, il n’y a pas de place pour jouer, il n’y a que la ruelle, déclare une mère montréalaise. Habituellement situées à la campagne, les colonies de vacances leur offrent de prendre un grand bol d’air pur et de pratiquer de nombreuses activités dans la nature.

Pour un autre père interviewé par le journaliste Simon Durivage, un séjour dans un camp de vacances permet d’amener l’enfant à une plus grande maturité. C’est un deuxième sevrage de la famille, explique-t-il, et un premier contact avec une société plus vaste, mais relativement protégée.

Reportage de Simon Durivage sur l'offre de camps de vacances au Québec et leur accessibilité.

C'est l'enfant qui est un peu le maître d'œuvre de son propre apprentissage, résume Jacques Alméras, directeur général de la Confédération des loisirs du Québec.

Le programme du camp de vacances est axé sur un apprentissage au leadership, à la liberté, à l'esprit d'initiative, à l'esprit d'aventure, à la débrouillardise, au sens de l'équipe, le tout dans un contexte de supervision, énumère-t-il.

En 1975, il existe environ 200 camps au Québec qui sont fréquentés par 20 000 à 30 000 enfants durant la courte période estivale.

« J'ai été triste de voir mes parents partir, puis j'ai été triste de partir du camp », exprime un garçon sur son séjour de six semaines dans un camp de vacances. « Avec toutes les activités qu'on faisait, je n'avais pas le temps de m'ennuyer dans une journée », renchérit sa sœur.

L’accessibilité des camps de vacances à un plus grand nombre d’enfants est une préoccupation au cœur du reportage du journaliste Simon Durivage. Tous les jeunes citoyens devraient avoir ce droit à la nature, soutient une mère.

Or, à cette époque, ce sont les enfants les plus favorisés qui vont dans les camps, à l’exception de certaines œuvres philanthropiques.

Par l’entremise de son Haut-Commissariat pour la jeunesse, le gouvernement du Québec commence néanmoins à subventionner des organismes qui offrent des camps à moindre coût pour les enfants plus démunis venant des grands centres urbains.

Reportage de Jean Ducharme sur la colonie de vacances des Grèves qui accueille des enfants défavorisés de Montréal pour un séjour estival de trois semaines.

Fondée en 1912 par l’abbé Adélard Desrosiers, la colonie de vacances des Grèves est l’une de ces œuvres qui permettent à des enfants moins favorisés de sortir de la ville et de profiter de la nature durant l'été.

Au cours de ses trois camps de trois semaines, la colonie des Grèves accueille près de 2000 enfants, nous apprend ce reportage de Jean Ducharme à l’émission Aujourd’hui du 6 août 1963.

Le journaliste recueille les impressions de trois jeunes campeurs : Gilbert Rocher et Guy Marchessault, 12 ans, Réal Rondeau, 13 ans, et Serge Lirette, 14 ans, qui sont répartis dans trois troupes différentes suivant leur âge.

Les activités au programme de la troupe des pionniers : soccer, baseball, athlétisme, tir à l’arc, carabine à plomb, natation et hébertisme. « C'est comme des cordes de Tarzan pour nous apprendre à perdre le vertige », illustre le jeune Guy Marchessault. Les enfants sont aussi invités à accomplir certaines épreuves qui leur permettront de gagner des badges.

La discipline est assez relâchée, explique l’aîné du groupe. Elle est bien agencée pour qu'on se sente à l’aise tout en restant dans des cadres donnés. Chaque campeur doit ainsi tenir propre le terrain et le campement de sa troupe et veiller à ce que dans le dortoir, son lit soit bien fait et son linge bien disposé dans sa cabine.

C'est rare qu'on nous amène à la campagne, témoigne Réal Rondeau. Ça nous montre plusieurs affaires qu’on n’a jamais vues.

« À la ville, on n'est jamais plus de quatre ou cinq copains ensemble, tandis qu'ici on a autant d’amis qu'on en veut. »

— Une citation de  Serge Lirette

En compagnie de l'animatrice Dominique Lajeunesse, la chroniqueuse Claudette Lalonde donne quelques conseils pour bien préparer les bagages de son enfant pour le camp de vacances.

Finalement, une fois la décision prise par les parents d’envoyer leurs enfants dans un camp de vacances, il leur faut préparer leur séjour et les articles à apporter.

À l’émission Au jour le jour du 6 mai 1986, l’animatrice Dominique Lajeunesse recueille les conseils de Claudette Lalonde pour bien organiser les bagages tout en évitant de perdre du temps et de l’argent.

La chroniqueuse suggère aux parents de profiter du ménage de printemps afin de conserver pour le camp des vêtements dont on se serait autrement débarrassés. De vieux survêtements des parents, des jeans troués à couper en shorts et des chandails défraîchis pourraient bien faire l’affaire pour ce cadre.

Comme ça, s'ils les perdent, s'ils les abîment, on n’est pas désappointés quand ils reviennent, explique-t-elle à l’animatrice. Il faut également prévoir des vêtements chauds, car comparativement à la ville, les soirées sont toujours plus fraîches à la campagne, précise-t-elle.

Claudette Lalonde demande aussi aux parents d'identifier les effets de leurs enfants à l’aide d’un marqueur, d’un burin, d’étiquettes autocollantes ou même de vernis à ongles qui a l’avantage d’être particulièrement indélébile.

Pour les bottes de pluie, la chroniqueuse suggère d’y percer de gros œillets et de les réunir avec une corde que l’enfant portera sur son épaule ou attachera à son sac à dos.

« Combien de parents ont acheté des bottes de pluie neuves et il y en a eu une qui est revenue! »

— Une citation de  L’animatrice Dominique Lajeunesse

Quant au mince matelas en caoutchouc qu’on place sous le sac de couchage, il n’est pas un luxe. Il permet de couper l’humidité, en plus de rendre le campement plus confortable pour notre enfant, expose Claudette Lalonde.

Les parents bien avisés auront aussi pris soin de glisser une taie d’oreiller dans le sac de voyage de leurs enfants afin qu’ils y placent leurs vêtements sales. Car du lavage, il y en aura beaucoup à faire à l’issue de ce séjour en nature!

« Donc tout est étiqueté. C’est relativement simple. Des vieux vêtements, les enfants ne risquent pas de perdre trop trop grand-chose. Et puis pour le linge sale, une taie d’oreiller et le tour est joué! »

— Une citation de  L’animatrice Dominique Lajeunesse
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