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Des discussions en cours pour aider les pêcheurs pélagiques, assure Diane Lebouthillier

La députée de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine et ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier.

La députée de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine et ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si les pêcheurs de maquereau et de hareng gaspésiens restés à quai à la suite d'une décision d'Ottawa ne savent toujours pas s’ils recevront une compensation financière, la députée et ministre fédérale Diane Lebouthillier assure que des discussions sont en cours afin de trouver une solution.

C’est ce qu’a confirmé la députée de Gaspésie–Les-Îles-de-la-Madeleine, qui a été interpellée à maintes occasions dans ce dossier.

Questionnée mardi par Radio-Canada, l’élue n’a toutefois pas souhaité se prononcer davantage sur l'avancement de ces pourparlers, disant vouloir laisser le soin à la ministre de Pêches et Océans Canada (MPO), Joyce Murray, et à la ministre d’Emploi et Développement social Canada, Carla Qualtrough, de procéder à une annonce.

Le MPO interdit la pêche au hareng de printemps au sud du golfe ainsi que la capture du maquereau dans les eaux côtières des provinces de l’Atlantique et du Québec le 30 mars, deux jours seulement avant l’ouverture de la pêche commerciale au hareng. Cette décision avait été justifiée par le déclin de la ressource. Au total, 22 pêcheurs se consacrant entièrement à la pêche pélagique sont restés à quai en région. Selon leur regroupement, plusieurs d'entre eux se retrouvent sans revenu ou dans une posture financière difficile.

C’est sûr que ce n’est pas moi qui vais vous faire ces annonces-là ce matin parce que ça ne concerne pas mon ministère, a lancé Mme Lebouthillier. Je peux vous dire que je suis très aux faits, très au courant du dossier, a-t-elle néanmoins assuré.

« Pour moi, c’est un dossier qui est important, tellement important que j’ai pris la peine de rencontrer le premier ministre du Canada […] pour lui parler du maquereau et du hareng et des conséquences que ça a chez nous. »

— Une citation de  Diane Lebouthillier, députée fédérale de Gaspésie–Les-Îles-de-la-Madeleine

Diane Lebouthillier a affirmé qu'à la suite de cette première rencontre, un comité regroupant des représentants du bureau du premier ministre, du lieutenant du Québec et du MPO a été mis en place. La députée, qui y siège aussi, a ajouté que ce regroupement d’intervenants devrait permettre d’obtenir une vue d’ensemble du dossier.

Le bâteau de Lauréat Lelièvre, photographié devant un coucher de soleil.

En Gaspésie, 22 pêcheurs se consacrent exclusivement à la pêche de poissons pélagiques. Sur cette photo, le navire de Lauréat Lelièvre est en mer.

Photo : Gracieuseté de Lauréat Lelièvre

Par ailleurs, la députée gaspésienne a indiqué être en contact avec les pêcheurs touchés dans ce dossier et les membres de l’industrie, ce qui inclut les hommes de pont et les travailleurs d’usine. Ce sont tous ces gens qui sont concernés et c’est l’économie de la région, aussi, a-t-elle expliqué.

Selon la députée Lebouthillier, il n’est pas envisageable pour le MPO de racheter les permis des pêcheurs qui ne peuvent exercer leurs activités professionnelles pour l'instant. Selon elle, Ottawa craindrait de voir les pêcheurs migrer vers d'autres lieux de pêche.

La députée Kristina Michaud, pendant la période de questions à la Chambre des communes le 9 mars 2020.

La députée bloquiste Kristina Michaud a notamment demandé, au début du mois de juin, à la députée et ministre Lebouthillier d'intervenir afin qu'une solution soit trouvée pour les pêcheurs pélagiques (archives).

Photo : Bernard Thibodeau

De plus, l’élue a rappelé que la pêche au hareng sera probablement de retour cet automne. Elle ne s'est pas avancée toutefois quant à la reprise des activités au printemps 2023.

L'entrevue réalisée mardi est la première qu'accorde Diane Lebouthillier à Radio-Canada à ce sujet. Son équipe a précédemment refusé deux demandes, expliquant que son horaire était trop chargé durant la session parlementaire. Ce n’est pas parce qu’on ne me voit pas que je ne travaille pas, a-t-elle rétorqué lorsqu'elle a été questionnée à propos de ces demandes refusées.

Avec les informations de Guillaume Whalen

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