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« C’est impensable », dit le syndicat des ambulanciers à Senneterre au sujet des horaires

L'hôpital de Senneterre.

Le CLSC de Senneterre. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le syndicat représentant les ambulanciers de Senneterre se prononce contre les nouveaux horaires annoncés par le gouvernement du Québec la semaine dernière.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé, le 15 juin, un rehaussement de la desserte ambulancière en Abitibi-Témiscamingue.

Cela implique un horaire hybride, une combinaison d'horaire payé à l'heure et des heures en mode CoreFlex. Avec CoreFlex, les ambulanciers passent huit heures dans leur véhicule et huit heures en faction, de garde chez eux.

Le représentant local de la Fédération des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ) pour les ambulanciers de Senneterre, Mario Fournier, pense que le modèle CoreFlex n'empêchera pas des ruptures de service.

Si je dépasse 16 heures [de travail] et que je me rends à 18 heures [de travail], la personne [remplaçante] qui va rentrer, elle doit décaler ses heures. C’est impensable. Le CoreFlex n’est pas une solution en tout. C’est créer d’autres problèmes, tout simplement, affirme Mario Fournier.

Difficile de trouver des remplaçants, selon le syndicat

Après 12 heures de travail consécutives, les ambulanciers doivent avoir un repos de huit heures afin de respecter les normes de la CNESST.

Par exemple, si les ambulanciers de Senneterre doivent se rendre à l'urgence Val-d’Or ou Senneterre, il est possible qu’ils dépassent les 12 heures de travail consécutives. Il faudra donc allonger leur huit heures de repos réglementaire et trouver un remplaçant.

« On a beau le calculer comme on voudra, on ne croit pas que ça va améliorer le service. »

— Une citation de  Mario Fournier, ambulancier à Senneterre et représentant de la FTPQ

Cependant, Mario Fournier rapporte que les remplaçants, qui proviennent habituellement de l'extérieur de Senneterre, seront récalcitrants à se déplacer. Il s’inquiète donc d’une rupture de service.

Si je viens faire trois quarts de travail à Senneterre, je vais à Senneterre, je pars de Val-d’Or le matin, je retourne chez moi le soir, je reviens le lendemain matin. […] Au prix de l’essence de nos jours, je peux vous dire que les commentaires, c’est : "non, non, non. Moi, je ne ferai pas ça, ce n’est pas vrai. Pas pour huit heures", rapporte Mario Fournier.

L’implantation des heures en mode horaire et CoreFlex doit s’effectuer d’ici mars 2023, selon le communiqué de presse du ministère de la Santé.

La FTPQ tient à dénoncer ces horaires avant qu’ils soient mis sur pied.

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