•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des fidèles se remémorent les 30 ans de l’incendie de l’église Sainte-Anne à Sudbury

Deux personnes regardent les ruines d'une église.

L'église Sainte-Anne-des-Pins a brûlé pour la troisième fois le 28 juin 1992. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Archives

Radio-Canada

Il y a 30 ans, un incendie ravageait l’église Sainte-Anne-des-Pins à Sudbury, dans le Nord de l'Ontario. Des fidèles de l'époque ont commémoré l’événement et le processus de reconstruction de l’église mardi.

Anne Venne, bénévole dans la paroisse, qui était déjà paroissienne à ce moment, se souvient du moment où son ami Roger Leblanc lui a appris la nouvelle au téléphone.

Anne Venne avec une chemise blanche à motifs.

Anne Venne se souvient clairement du moment où elle a appris que son église brûlait.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Celui qui siégeait à l'un des comités de la paroisse lui a simplement dit : Sainte-Anne brûle...

Pour nous, ç'a vraiment été un choc, parce que c’était un endroit où on se réunissait tous les dimanches. Les gens autour de nous ont vécu une grande peine, indique-t-elle.

Très rapidement, la communauté a dû prendre la décision de rebâtir ou non, comme l’explique Jean-Paul Jolicoeur, prêtre dans le diocèse de Sault-Sainte-Marie.

Lorsque l’église a brûlé, la question était : est-ce qu’on devrait reconstruire ou non? Après tout, il y avait plusieurs autres églises dans la région, indique-t-il.

Jean-Paul Jolicoeur avec une chemise verte et un chapeau beige.

Jean-Paul Jolicoeur, prêtre dans le diocèse de Sault-Sainte-Marie, se souvient des décisions qu'a dû prendre la communauté à la suite de l'incendie.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Selon lui, l'aspect communautaire important a joué dans la décision.

C’était le premier lieu de rassemblement des francophones de Sudbury. Depuis 1883, ici sur ce terrain, se tenaient une foule d’activités pour rassembler les francophones, ajoute-t-il.

« Quand on pense à Sainte-Anne-des-Pins, on pense à tous les pionniers qui ont donné de leurs forces pour qu’à Sudbury on puisse s’exprimer en français et vivre des activités de culture comme à la Place des Arts. »

— Une citation de  Jean-Paul Jolicoeur, prêtre dans le diocèse de Sault-Sainte-Marie

L’église a finalement été reconstruite en 1996 pour offrir un îlot de spiritualité au centre-ville, selon M. Jolicoeur.

Les gens se sont donné la main, on a eu plusieurs rencontres, puis on a voté pour reconstruire, indique pour sa part Mme Venne.

Je suis fière de cette église. À mes yeux, c’est le temple des temples à Sudbury, ajoute-t-elle.

Depuis, la décision de rebâtir a mené à une paroisse qui continue de se rassembler dans les lieux de culte, comme le constate le père Thierry Adjoumani Kouadio, qui y œuvre comme prêtre depuis un an.

Thierry Adjoumani Kouadio avec une chemise beige.

Le père Thierry Adjoumani Kouadio se réjouit de voir une communauté qui s'est relevée après l'incendie.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

On a encore de 100 à 150 chrétiens qui se présentent aux messes chaque semaine, indique-t-il.

Nous sommes encore une église, pas juste une église comme bâtiment, mais aussi une église comme groupe de personnes qui n’ont pas été découragées par les incendies, croit-il.

Avec les informations de Frédéric Projean et d'Ezra Belotte-Cousineau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !