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Un fort achalandage entraîne l’ouverture d’un deuxième Comptoir familial à Sherbrooke

Une dame se tient dans une rangée de vêtements.

Guylaine Ruest est directrice générale du Comptoir familial de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

En 2021, les demandes ont bondi de 20 % au Comptoir familial de Sherbrooke, et la tendance semble se maintenir cette année. Cette hausse force les administrateurs de l'endroit à ouvrir une deuxième succursale, après plus de 60 ans d'existence.

Le nouveau local sera situé sur la rue Dunant. Si tout se déroule comme prévu, il ouvrira ses portes à l'automne. Il s'ajoutera au local actuel situé sur la rue Bowen Nord, à Sherbrooke, et vendra également des vêtements et des articles à prix modique.

Le contexte inflationniste actuel ayant fait grandir encore plus la demande, il devenait impossible pour l'équipe du Comptoir familial de desservir la population à l'intérieur d'une seule succursale.

C'est un enjeu pour nous, le nombre de pieds carrés restreint qu'on a ici. Le besoin est là et c'est difficile pour nous d'accueillir plus de gens qu'on en accueille actuellement. Environ 300 personnes circulent ici chaque jour, dans un petit centre. On doit limiter le nombre de personnes à la fois. On a des files d'attente, et c'est comme ça toute la journée, explique la directrice générale du Comptoir familial, Guylaine Ruest.

Depuis même quelques années, avec la pandémie et tous les prix qui augmentent, les gens sont plus portés à venir dans notre genre de commerce. Aussi, le fait qu'ils doivent faire des choix financiers nous occasionne plus d'achalandage. Il y a finalement le changement de mentalité, les gens souhaitant donner une deuxième vie à leurs objets, s'assurer que le moins de choses possible se rendent à l'enfouissement, témoigne Guylaine Ruest.

« Comme c'est plus difficile de couper soit sur l'essence ou sur l'épicerie, on peut couper sur les vêtements, surtout quand on a accès à des ressources intéressantes. »

— Une citation de  Guylaine Ruest, directrice générale du Comptoir familial de Sherbrooke

Monique Choinière, qui magasine au comptoir familial de Sherbrooke depuis des années, a été à même de constater une forte hausse de l’achalandage.

Des fois, on attend une demi-heure, trois quarts d'heure avant de rentrer [...] Cette semaine, j'ai passé ici, je n'ai même pas arrêté, il y avait une file de monde, remarque-t-elle.

Avec la COVID, il y a eu des grands changements dans la population, dans la capacité d'acheter avec les hausses partout. Les gens sont bien portés à venir nous encourager ici, ajoute la bénévole Nicole Houde.

Une file de gens devant le Comptoir familial de Sherbrooke.

Plusieurs personnes attendaient devant le Comptoir familial quelques minutes avant l'ouverture mardi.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

L'emplacement du nouveau Comptoir familial a d'ailleurs été réfléchi en fonction des besoins de la population de ce secteur de la ville.

On va pouvoir desservir une clientèle qui n'a pas beaucoup de moyens de transport. C'est un quartier où il y a beaucoup de personnes immigrantes, beaucoup de jeunes familles. Le revenu moyen y est très bas et c'est le quartier le plus densément peuplé de la couronne de Sherbrooke.

La directrice générale estime que l'ouverture d'une deuxième succursale facilitera le travail de ses employés, mais admet que les dons devront être au rendez-vous pour remplir les étagères de ce nouveau local.

Plus on se partage la tarte, moins les arrivages sont importants. Mais comme les besoins grandissent, on a besoin que les arrivages croissent à la même fréquence.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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