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En Saskatchewan, un nouveau centre de développement de vaccins unique au pays

Le centre de développement de vaccins de VIDO-InterVac à l'Université de la Saskatchewan, à Saskatoon, en juin 2022.

L'installation peut créer tout type de vaccin, qu'il s'agisse de sous-unités de protéines, d'ARN, de vecteurs viraux, de vaccins vivants ou inactifs.

Photo :  (Don Somers/CBC)

Radio-Canada

Le Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO-InterVac) de l'Université de la Saskatchewan dévoilera son nouveau centre de développement de vaccins, mardi.

Le centre, d'une valeur de 28 millions de dollars, se trouve dans l'installation de confinement de niveau 3 du VIDO-InterVac, une particularité unique au pays.

Le directeur du Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses, Volker Gerdts, se réjouit de cette réalisation.

C'est vraiment passionnant et gratifiant de voir que tout cela est enfin devenu réalité et que nous pourrons bientôt fabriquer des vaccins ici, déclare-t-il.

M. Gerdts explique que l'installation peut créer tout type de vaccin, qu'il s'agisse de sous-unités de protéines, d'ARN, de vecteurs viraux, de vaccins vivants ou inactifs.

Le nouveau centre de développement permettra de fabriquer des vaccins pour humains et animaux contre des virus potentiellement dangereux, classés jusqu'au niveau 3. À terme, VIDO-InterVac souhaiterait acquérir le statut de niveau 4 afin de pouvoir travailler avec les agents pathogènes les plus dangereux.

Pour l'instant, le projet est encore en mode pilote, ce qui permet de passer rapidement de la recherche aux essais cliniques. Le centre de recherche espère que l'installation sera pleinement opérationnelle d'ici la fin de l'année prochaine.

M. Gerdts précise toutefois que la production commerciale n'est approuvée que pour les vaccins destinés aux animaux. Pour les vaccins destinés aux humains, l'approbation s'arrête aux essais cliniques, sauf en cas d'urgence.

VIDO-InterVac ne sera pas une usine commerciale de vaccin, explique le directeur du centre. Nous sommes une organisation qui fait de la recherche. Nous nous concentrons sur la production de vaccin que nous développons ici ou ceux développés par d'autres universités ou par de petites entreprises de biotechnologies qui n'ont pas les moyens d'avoir leur propre centre de production.

Selon Volker Gerdts, l'objectif de l'installation est d'avoir un délai d'exécution de 90 à 100 jours pour les vaccins. La capacité maximale de production dépendra de la technologie nécessaire pour chaque vaccin, souligne-t-il.

Toutefois, l'installation pourrait produire chaque année 40 millions de doses de son propre vaccin contre la COVID-19, actuellement en phase 2 des essais cliniques.

Des chercheurs attirés par le centre de recherche

Volker Gerdts salue l’engouement de plusieurs scientifiques pour travailler au Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses.

Il se réjouit que l'installation puisse favoriser le recrutement et attirer les scientifiques de renom.

Au cours des quinze derniers mois, huit autres scientifiques ont été engagés pour y travailler, précise M. Gerdts.

Pour la virologue Alyson Kelvin, qui travaille dans le domaine des virus et de l'immunologie depuis vingt ans, l'agrandissement de cette installation est la cerise sur le gâteau.

Avoir quelque chose qui nous permet de faire une différence, dans mon propre établissement, est probablement le point le plus excitant de ma carrière, a déclaré Mme Kelvin. Cette dernière est également membre du comité de l'Organisation mondiale de la santé chargé de la conception du vaccin contre le SRAS-CoV2.

Le chercheur Arinjay Banerjee est aussi enthousiasmé par le potentiel de l'installation. Il s'intéresse spécifiquement aux virus zoonotiques transmis par les chauves-souris.

« Il y a des coronavirus dans les réservoirs de la faune, en particulier chez les chauves-souris, qui pourraient faire le saut chez les humains. »

— Une citation de  Arinjay Banerjee, chercheur

M. Banerjee travaillait à Toronto pendant la pandémie. Son expérience à l'Université de la Saskatchewan et les possibilités offertes par les agents pathogènes nécessitant un laboratoire avec un haut niveau de confinement l'ont ramené à Saskatoon.

Le centre de développement de vaccins a été financé grâce à un effort combiné de la Ville de Saskatoon, du gouvernement de la Saskatchewan et du gouvernement fédéral.

Avec les informations de Sam Maciag

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