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Archives

En 2012, le site de Grand-Pré intègre la liste du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO

Vue sur une église sur le lieu historique national de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.

Vue de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Radio-Canada

Lieu de mémoire d'une douloureuse tragédie pour la population acadienne, le site historique de Grand-Pré en Nouvelle-Écosse est intégré en 2012 à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Une reconnaissance internationale...

« On peut dire que c’est une grande victoire pour les Acadiens de la Nouvelle-Écosse et par extension des provinces de l’Atlantique. Le site historique de Grand-Pré rejoint la liste prestigieuse du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. »

— Une citation de  Véronique Darveau, animatrice du Téléjournal/Midi

Le 30 juin 2012, l’animatrice du Téléjournal/Midi s’entretient avec la journaliste Sarah Dion-Marquis qui, depuis Halifax, nous parle d’une nouvelle attendue depuis cinq ans dans toute l’Acadie.

L'animatrice Véronique Darveau s'entretient avec la journaliste Sarah Dion-Marquis sur l'intégration du site historique de Grand-Pré sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO.

À Saint-Pétersbourg, en Russie, un comité de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) doit décider si Grand-Pré doit intégrer la liste des sites considérés comme faisant partie du patrimoine de l’humanité.

À huit heures du matin (heure de l’Atlantique), le verdict tombe. Grand-Pré s’ajoutera à la liste.

Les gens rassemblés depuis cinq heures sur le site laissent éclater leur joie.

Sarah Dion-Marquis précise que l’UNESCO reconnaît non seulement le site historique immédiat de Grand-Pré, mais aussi son paysage.

La décision s’étend sur une superficie qui représente six fois le parc du Mont-Royal à Montréal.

Le président de la Société nationale de l’Acadie, René Légère, se félicite de l’action de l’UNESCO.

Ce geste, ajoute-t-il, confirme la reconnaissance internationale de l’existence du peuple acadien, de même que son parcours.

Un parcours semé d’une grande tragédie et de larmes...

… du Grand Dérangement des Acadiens

Reportage du correspondant de l'Atlantique Denis-Martin Chabot sur le Grand Dérangement de 1755 et le site historique de Grand-Pré.

Le 12 août 2004, le correspondant en Atlantique, Denis-Martin Chabot, profite de la tenue du troisième Congrès mondial acadien à Grand-Pré pour présenter au Téléjournal/Le Point un reportage sur ce qu’on appelle le Grand Dérangement.

Le Téléjournal/Le Point est animé par Josée Thibeault.

Revenons en 1713.

Une portion de la colonie de l’Acadie (qui forme aujourd’hui une partie du territoire de la province de la Nouvelle-Écosse) est alors cédée par la France à l’Angleterre.

À plusieurs reprises à partir de 1713, les Acadiens ont refusé de prêter un serment inconditionnel d’allégeance à la Couronne britannique.

En 1755, le gouverneur britannique de la colonie de Nouvelle-Écosse, l’officier Charles Lawrence, utilise ce refus pour faire adopter un plan de déportation des populations acadiennes.

Entre 1755 et 1763, environ 10 000 des 14 000 Acadiens de la colonie sont exilés.

Ce nombre comprend les 1500 habitants de Grand-Pré, situé dans l’actuelle vallée d’Annapolis, qui est alors le grenier de l’Acadie.

En quelques jours à peine, les militaires britanniques brûlent maisons et récoltes et détruisent systématiquement les villages.

Des centaines d’Acadiens périssent sur les bateaux de déportation.

Les survivants sont dispersés en Nouvelle-France, en Nouvelle-Angleterre, en Louisiane, sur les îles Malouines dans l’Atlantique Sud, en France et en Angleterre.

Dès 1763, plusieurs Acadiens reviennent dans leurs terres natales.

Mais ils y rencontrent des conditions souvent désavantageuses. Leurs terres ont été cédées à des colons anglais.

Cette déportation, commente Denis-Martin Chabot, serait probablement considérée de nos jours comme un nettoyage ethnique.

En août 2004, plusieurs descendants de ces Acadiens déportés se réunissent pour le troisième Congrès mondial acadien tenu à Grand-Pré.

C’est le cas de plusieurs membres de la famille Landry qui viennent visiter leur terre ancestrale.

Pour ces Landry originaires des provinces de l’Atlantique, mais aussi de la Nouvelle-Angleterre ou de Louisiane, c’est un pèlerinage.

Plusieurs considèrent Grand-Pré et ses environs comme un endroit presque sacré.

La grande injustice qui a eu lieu à Grand-Pré est également perçue par plusieurs Acadiens, dont Barbara Leblanc, comme un avertissement.

Tous les peuples ont droit à leur bout de terre sur cette planète. La violence, en 1755 tout comme en 2004, est inacceptable.

L’accepter équivaudrait à un suicide de la planète, ajoute la citoyenne de la Nouvelle-Écosse.

Notons au passage que l’on voit dans le reportage des œuvres du peintre Claude Picard qui rappellent les principaux événements survenus à Grand-Pré en 1755.

Un site qui lentement se découvre

Grand-Pré est un site où flottent les souvenirs.

Ces souvenirs sont souvent enfouis et on s’efforce de nos jours de ramener ce passé à la surface.

Reportage du journaliste Paul Émile D'Entremont sur les fouilles archéologiques entreprises sur le site historique de Grand-Pré

Le 27 juillet 2002, le journaliste Paul Émile D’Entremont présente à l’émission L’Accent francophone un reportage sur les fouilles archéologiques entreprises à Grand-Pré.

C’est le professeur d’archéologie Jonathan Fowler de l’Université Saint Mary’s qui est responsable du projet.

Jonathan Fowler tente notamment de retrouver l’église de Saint-Charles-des-Mines.

Cette église revêt une importance symbolique particulière pour les Acadiens.

C’est en effet dans ce lieu du culte qu’ont été enfermés les hommes de Grand-Pré juste avant la déportation de 1755.

Des étudiants de Jonathan Fowler se joignent à lui chaque été pour ramener à la surface des artéfacts de Grand-Pré.

Parmi eux, il y a Rachel Roy.

L'étudiante est très heureuse de participer au projet, car cela lui permet de mieux comprendre l’histoire de la région.

Petit à petit, des objets utilisés par les Acadiens avant 1755 revoient la lumière du jour.

C’est le cas notamment de fragments de pipes en argile, de poterie et de bouteilles de vin qui confirment la présence des Acadiens en ce lieu avant la déportation.

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