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Un bénévole et ses deux fils nettoient un cimetière laissé en friche à Shippagan

Le cimetière de la paroisse Saint-Jérôme de Shippagan.

Le cimetière de la paroisse Saint-Jérôme de Shippagan.

Photo : Facebook : Dany Roussel

Quand Dany Roussel a vu les pierres tombales de ses aïeux cachées par du foin dans le cimetière de Shippagan, il y a vu un manque de respect à l’endroit de ceux qui avaient vécu avant lui.

L’homme de Coteau Road, dans la Péninsule acadienne, a alors rempli la boîte de son camion de tondeuses et d’un coupe-herbe. Il a ensuite convaincu sans problème ses deux enfants, Matthew Hébert, 14 ans, et Andy, 10 ans, de venir l’aider.

Le cimetière de la paroisse Saint-Jérôme de Shippagan, avec l'église en arrière-plan.

Le cimetière de la paroisse Saint-Jérôme de Shippagan, avec l'église en arrière-plan.

Photo : Radio-Canada / Mario Mercier

Après deux heures de travail, le trio avait non seulement nettoyé le tour des pierres tombales familiales, mais aussi tout un secteur laissé à l’abandon derrière l’église de Shippagan. On parle d’une bonne centaine de tombes.

« La seule chose que je voulais, c’était de les nettoyer. Et je l’ai fait. Je sentais le besoin qu’on donne le même respect à ces personnes qu’à celles enterrées près de l’église, à la vue de la rue. »

— Une citation de  Dany Roussel

Dany Roussel a enlevé la friche entourant les stèles de son grand-père, un ancien combattant, de sa grand-mère et de son cousin pour commencer. C’est un endroit où il aime aller se recueillir et discuter avec ces défunts. Ça lui fait du bien, a-t-il affirmé.

Dany Roussel et ses enfants au pied de la pierre tombale familiale à Shippagan.

Dany Roussel et ses enfants au pied de la pierre tombale familiale à Shippagan.

Photo : Facebook : Dany Roussel

L’herbe était à la hauteur de ma hanche. On ne voyait plus les pierres tombales. Ç’a été dur un peu de nettoyer tout ça. Il a fallu avancer et reculer souvent la tondeuse. Mes garçons se sont fait des bras. Tout ce qu’on voulait, c’était de faire une bonne action. Je ne pensais pas que ça allait prendre autant d’intérêt. On l’a fait de bon cœur , a expliqué Dany Roussel, qui a dit recevoir des offres de dons pour le récompenser de cette bonne action.

À la fin de cette corvée, le sentiment du travail accompli a récompensé le trio.

Vue d'un cimetière avec l'herbe haute.

Le manque de main-d'oeuvre touche aussi les paroisses, à la recherche de personnes pour assurer l'entretien des cimetières.

Photo : Radio-Canada / Mario Mercier

Quand on a commencé, j’étais bouleversé. Quand on a fini, j’étais en paix, je me sentais bien. Tous les trois, on a fait un travail exceptionnel , a poursuivi Dany Roussel.

Manque de main-d’oeuvre

Le père Serge Comeau est à la tête de quatre paroisses, dont celle de Saint-Jérôme de Shippagan, là où repose le cimetière principal de la ville.

Il est allé voir les lieux.

Le cimetière de la paroisse Saint-Jérôme de Shippagan.

Le cimetière de la paroisse Saint-Jérôme de Shippagan.

Photo : Facebook : Dany Roussel

« C’est un beau geste altruiste. C’est très beau et c’est très apprécié. Je comprends très bien la désolation des paroissiens quand ils voient un tel endroit à l’abandon. »

— Une citation de  père Serge Comeau, de la paroisse Saint-Jérôme de Shippagan

C’est vrai que le cimetière a été négligé, mais nous sommes victimes du manque de personnel et de bénévoles. C’est une énorme tâche que d’entretenir un cimetière et nous ressentons aussi la crise de la main-d'œuvre, a exprimé le père Serge Comeau, en donnant l’exemple des projets d’emplois étudiants qui ne sont pas comblés.

Un cimetière demande beaucoup d'entretien pendant la saison estivale.

Un cimetière demande beaucoup d'entretien pendant la saison estivale.

Photo : Radio-Canada / Mario Mercier

Les choses devraient rentrer dans l’ordre au cimetière de la paroisse Saint-Jérôme, puisque le comité de gestion vient d’embaucher un entrepreneur affecté au nettoyage du cimetière, précise le père Comeau.

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