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Deuxième jour de grève à l’aide juridique

Section médiane d'une avocate qui prend des notes dans un dossier. Une balance de justice est visible à l'avant-plan de son bureau.

Me Élizabeth Ménard souligne que la rémunération forfaitaire varie de 415$ à 600$ pour traiter un dossier provenant de l'aide juridique au Québec.

Photo : getty images/eyeem / Nopparat Khokthong / EyeEm

Les avocats de l’aide juridique ainsi que les criminalistes qui font de l’aide juridique accentuent la pression pour modifier et réformer le système de rémunération.

Les avocats soutiennent que les tarifs ne reflètent plus l’ampleur de la tâche à accomplir dans le système judiciaire.

« C’est une justice à la va-vite qui fait en sorte d’inciter au présentéisme. »

— Une citation de  Julien Boulianne, criminaliste

Les deux tiers des dossiers de l’aide juridique sont traités par la pratique privée, mais les tarifs n’ont pas été modifiés depuis longtemps. Ce sont des montants forfaitaires qui varient entre 415 $ et 600 $ et qui incluent tout. Qu’il y ait procès ou qu’on règle à la première occasion, on a le même montant, déplore le criminaliste saguenéen Julien Boulianne.

Me Julien Boulianne en entrevue au palais de justice.

L'avocat Julien Boulianne en entrevue

Photo : Radio-Canada

C’est la deuxième journée de grève que les avocats de l’aide juridique organisent pour tenter de convaincre le gouvernement du Québec de modifier le système de rémunération le plus rapidement possible.

Tout le monde s’entend pour dire que les tarifs sont trop bas. En octobre 2020, on avait convenu qu’un groupe de travail allait faire des recommandations. Le rapport a été déposé le 27 mai et il y a 181 recommandations. On veut que ça soit mis en place, ça urge et on ne veut pas que ça se retrouve aux oubliettes, insiste Me Boulianne.

« Les tarifs sont tellement bas que ça fait en sorte que des personnes démunies se retrouvent seules devant le système parce que de plus en plus, les avocats de la pratique privée vont délaisser ces mandats-là. Pourtant, 75 % des dossiers autorisés en matière criminelle au Québec sont admissibles à l’aide juridique. »

— Une citation de  Julien Boulianne, criminaliste

Pour souligner l’urgence d’agir, les avocats de l’aide juridique reporteront tous les dossiers non urgents prévus au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour une deuxième journée.

Au total, ils ont voté en faveur de sept jours de grève qui pourraient être appliqués au cours des prochaines semaines.

Selon Julien Boulianne, le Québec est au dernier rang en termes de rémunération de l’aide juridique au Canada. L’Ontario, qui se trouverait à l’avant-dernier rang, offrirait des salaires de 2 à 3 fois supérieurs à ceux du système québécois.

D'après une entrevue de Julie Bergeron

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