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Opération de nettoyage sous le pont Joffre à Sherbrooke

Une pelle mécanique remplie de déchets.

Une pelle mécanique est utilisée pour amasser les déchets.

Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette

Une opération de nettoyage se déroule mardi sous le pont Joffre à Sherbrooke. La Ville souhaite ainsi éviter que les personnes itinérantes y accumulent du matériel potentiellement inflammable.

La priorité est d'assurer la sécurité des lieux, selon le cabinet de la mairesse. Ceux qui se trouvent sous le pont pourront garder uniquement ce qui est essentiel à leur survie et à leur déplacement comme, entre autres, les tentes, vêtements et bicyclettes.

Ça ressemble un peu à l'opération qu'il y a eu lors du ménage du printemps, juste avant que les canons à eau passent sous le pont Joffre. Il avait fallu déplacer les gens. On ramasse tout ce qui est surplus de matériel. On demande aux gens qui campent en dessous du pont de quitter les lieux pour une partie de la journée et une opération de nettoyage par la voirie est supposée suivre ensuite, explique l'agent de développement à la Table itinérance de Sherbrooke, Gabriel Pallotta.

Des employés vêtus de blanc avec une casquette noire sur la tête et un masque blanc. Ils ont des pelles et ramassent des déchets par terre.

Des employés municipaux s'affairent à nettoyer le dessous du pont Joffre.

Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette

Dangerosité élevée

Le directeur du Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, encadre l'opération toute la journée. Selon lui, un nettoyage était devenu inévitable.

C'est inquiétant ce qui se passait ici. En tant que directeur du Service incendie, je me devais d'intervenir et de demander le démantèlement ou le nettoyage du site. J'était préoccupé par les dangers pour les personnes.

Au cours des dernières semaines, les pompiers ont d'ailleurs été appelés à intervenir sous le pont, lorsqu'une cabane de bois construite par une personne itinérante a été incendiée.

Pour leur propre sécurité, on vient les aviser qu'ils doivent ramasser l'essentiel de leurs possessions, mais toute accumulation de matières dangereuses ne sera pas tolérée, a-t-il mentionné.

« Le message qu'on envoie, ce n'est pas un message contre l'itinérance. C'est un message contre les accumulations de matières combustibles. »

— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke

La Ville collabore depuis déjà plusieurs semaines avec des organismes communautaires pour préparer ce nettoyage et déterminer la manière de procéder pour ne pas brusquer les personnes qui résident sous le pont.

On a fait des rencontres de travail avec la Table itinérance. On s'est mis d'accord sur le niveau de dangerosité de l'accumulation des matières combustibles ainsi que sur la date et la façon de faire. Tous les gens qui résident sous le pont ont eu un avis de cinq jours concernant notre façon de procéder et la possibilité pour eux de récupérer certains biens.

« Les quantités [de matières dangereuses] étaient astronomiques. »

— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du Service incendie de la Ville de Sherbrooke

Stéphane Simoneau rappelle malgré tout que le dessous du pont Joffre ne devrait pas être une résidence et qu'aucun campement ne devrait y être construit en temps normal.

On ne serait pas supposé d'avoir qui que ce soit là, comme partout ailleurs sur le territoire ou dans n'importe quelle ville. L'objectif qu'on vise, c'est la sécurisation du site afin qu'il n'y ait plus de matières combustibles. Pour le problème de société que représente l'itinérance, c'est clair qu'un dossier est ouvert à la Ville de Sherbrooke. Ça doit être adressé et c'est fait en concertation avec la Table itinérance.

Des objets retrouvés sous le pont : un aspirateur, un siège d'auto, des peluches, une bicyclette, etc.

La Ville souhaite éviter que les personnes itinérantes y accumulent du matériel potentiellement inflammable.

Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette

Entreposage des biens à conserver

Un entreposage temporaire d'une partie des effets personnels des personnes est prévu. On va les encourager à conserver ce qui est facilement déplaçable. Le matériel considéré comme dangereux va être jeté, de même que ce qui est trop sale pour être conservé, confirme Gabriel Pallota.

Ce n'est pas juste à cause des personnes qui transigent par là. C'est aussi le fait qu'il y a quand même beaucoup de citoyens qui décident de laisser des déchets, qu'ils pensent peut-être réussir à donner soit à Estrie Aide ou au Partage [Saint-François]. Quand ce sont des choses qu'on ne peut pas garder, il y en a qui décident de laisser ça là, ce qui contribue à l'accumulation de déchets, a ajouté l'agent de développement au micro de Par ici l'info.

Une fois le site sécurisé, la Ville affirme que les gens pourront rester sur place. Elle soutient que le but n'est pas de les repousser ou de les forcer à déplacer le campement.

Il y a encore un mot d'ordre de tolérance qui semble circuler, mais la situation sous le pont Joffre, ça fait plus qu'une fois qu'elle est problématique en peu de temps, donc il y a des réflexions à avoir pour ce site-là en particulier, soutient Gabriel Pallota.

Une pancarte sur laquelle est écrit les besoins des personnes itinérantes : nourriture, sac de glace, bonbonne de propane, etc.

Une opération de nettoyage est en cours sous le pont Joffre à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette

La semaine dernière, des intervenants du milieu communautaire ainsi que la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, avaient informé les médias de la présence de quatre ou cinq personnes sous le pont Joffre. On veut agir en prévention, avait alors déclaré la mairesse.

Des intervenants se seraient par ailleurs rendus sur place au cours des derniers jours pour inciter les personnes itinérantes à délaisser les objets qui augmentent les risques d'incendie.

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