•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux femmes poignardées à mort et le suspect abattu à Ottawa

Un agent devant une voiture de police dans la rue dont l'accès est restreint par du ruban jaune.

Les policiers d'Ottawa sont sur place au lendemain des faits sur la rue Anoka.

Photo : Radio-Canada / Claudine Richard

Radio-Canada

Une mère et ses deux filles ont été poignardées lundi soir dans un quartier du sud d’Ottawa et deux d’entre elles ont succombé à leurs blessures. Un homme de 21 ans a été abattu après une interaction avec la police.

Les policiers ont reçu un appel vers 22 h 30 signalant que trois femmes avaient été poignardées par un homme sur la rue Anoka, près de la rue Bank et du chemin Heron. Selon des sources policières, il s'agit d'une mère et ses deux filles.

Selon des voisins interrogés mardi, la maison située au 1273 rue Anoka appartient à une femme vivant avec deux filles.

À l'arrivée des agents sur place, le suspect poignardait une des victime sur la chaussée, a indiqué l'Unité des enquêtes spéciales (UES) dans un communiqué.

Comme l’homme n’a pas obéi aux ordres de lâcher son couteau, trois agents ont déchargé leurs armes à feu. L’homme a été touché et sa mort a été constatée sur place, peut-on lire dans le communiqué de l'UES.

Durant l'opération, la femme qui se trouvait au sol, âgée de 19 ans, a également été touchée par les tirs des policiers. Elle a été transportée au centre de traumatologie du campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa afin de recevoir des soins pour une blessure par balle qui ne met pas sa vie en danger, selon l'UES.

Les policiers ont par la suite trouvé à proximité les deux autres victimes qui se trouvaient déjà sans signes vitaux.

Des policiers en uniforme se tiennent entre un véhicule de police et un véhicule paramédical.

Les policiers et les ambulanciers paramédicaux d'Ottawa sur la scène du drame lundi soir

Photo : S. B.

Le suspect abattu par la police

Sur les lieux du drame, la police a confronté le suspect, un homme qui tenait toujours un couteau selon les sources policières. La police a ensuite fait feu sur le suspect qui est décédé.

Une voisine a confié à Radio-Canada qu'elle avait entendu des coups de feu et vu le corps du suspect allongé dans la rue.

Elle a dit qu'elle avait également parlé au petit ami de l'une des victimes poignardées.

Il était très bouleversé et ne voulait pas parler. Il a juste dit qu'il y avait quelqu'un avec un couteau. Et la police lui a demandé de poser le couteau et il ne l'a pas fait. Et puis ils lui ont tiré dessus, a raconté Noella Buenti qui a également entendu des coups de feu de l'intérieur de sa maison.

Une voiture de police sur les lieux du crime. Des rubans jaunes délimitent la scène.

Un large périmètre de sécurité a été établi autour de la scène sur la rue Anoka dans le sud d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Enquêtes en cours

Mardi matin, l'Unité des homicides du Service de police d'Ottawa était toujours sur place pour poursuivre son enquête. Un large périmètre de sécurité a été établi autour de la scène.

L'Unité des enquêtes spéciales (UES) a, pour sa part, invoqué son mandat pour enquêter sur la mort de la personne qui a perdu la vie à la suite d'une interaction avec la police.

L'agence indépendante enquête sur la conduite d'agents qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, une agression sexuelle ou la décharge d'une arme à feu contre une personne.

Deux enquêteurs et deux enquêteurs spécialistes des sciences judiciaires ont été affectés au dossier. Ils sont en train de confirmer l’identité de l’homme et de la femme. Pour l’instant, trois agents impliqués et six agents témoins ont été désignés. Une autopsie du corps de l’homme est prévue demain, a écrit l'agence dans un communiqué mardi.

La police n'a pas encore révélé l'identité des victimes.

Un appel difficile

Le président par intérim de l'Association des policiers d'Ottawa Brian Samuel estime que l'appel auquel ont répondu les agents a connu un dénouement tragique.

Un dénouement qui aura des effets à long terme sur nos membres et sur la communauté en entier, ajoute-t-il dans une déclaration.

M. Samuel assure que l'Association soutient les policiers impliqués dans l'appel.

Ce sont des appels difficiles qui n'arrivent pas souvent, mais quand ils arrivent, nos policiers répondent de manière professionnelle, et font ce pour quoi ils sont formés.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.