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L’organisatrice de convoi Tamara Lich arrêtée pour violation de conditions de libération

Une photo sur les réseaux sociaux semble la montrer aux côtés d'un autre organisateur de convoi avec lequel elle ne doit pas avoir de contact.

Tamara Lich derrière un micro

Tamara Lich, qui a mis sur pied les campagnes de financement pour le convoi, lors d’une conférence de presse à Ottawa, le 3 février 2022.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

Un des avocats de Tamara Lich, une des figures de proue des manifestations des camionneurs, dont celle qui a paralysé le centre-ville d'Ottawa pendant trois semaines en début d'année, confirme son arrestation pour violation des conditions de sa libération.

L’arrestation de Tamara Lich a eu lieu lundi après-midi à Medicine Hat, dans le sud de l'Alberta, d’après Keith Wilson.

La police d’Ottawa a confirmé sur Twitter que Mme Lich sera ramenée à Ottawa pour y comparaître devant les tribunaux.

L’avocat qui représente Tamara Lich dans ses causes civiles a communiqué avec elle après son arrestation. Sa cliente s’attend à se faire renvoyer en Ontario la semaine prochaine.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) confirme que Tamara Lich faisait l'objet d'un mandat pancanadien pour avoir violé ses conditions de libération sous caution. Par contre, la GRC n’avait pas plus d'informations, car cette arrestation relève de la compétence du service de police de Medicine Hat.

Il n’y a pas encore de détails à savoir quelles conditions de liberté sous caution Tamara Lich a enfreintes.

Tamara Lich a été libérée de prison en mars. Ses conditions de libération lui interdisent notamment d'utiliser les réseaux sociaux, d’organiser des manifestations ou de contacter plusieurs des autres organisateurs des convois de camionneurs.

Tamara Lich est accusée de méfait, d’avoir encouragé d’autres personnes à commettre un méfait, d'entrave au travail de la police, d’avoir encouragé d’autres personnes à faire obstruction au travail de la police, d’avoir encouragé d’autres personnes à faire de l’intimidation et d'intimidation en bloquant et en obstruant une ou plusieurs autoroutes dans le cadre de sa participation aux manifestations des camionneurs.

Possible contact interdit avec un autre organisateur

Bien qu'on ne sache pas quelles conditions de liberté sous caution Tamara Lich est accusée d’avoir enfreintes, une image circulant sur les réseaux sociaux semble la montrer aux côtés d'un autre organisateur de convoi dont un juge lui a ordonné de se tenir à l'écart.

En mars, Mme Lich a été informée qu'elle avait été sélectionnée comme lauréate d'un prix de la liberté, décerné par le Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF), un groupe juridique basé à Calgary et enregistré comme organisme de bienfaisance.

Le 17 juin, au lendemain de la cérémonie de remise des prix de la liberté qui se déroulait à Toronto, Stacey Kauder, qui se décrit comme une amie de Tamara Lich, a publié sur sa page Facebook une photo de cette dernière avec son mari et quatre autres participants au gala du JCCF.

À sa gauche se trouve un homme identifié dans la publication Facebook comme étant Tom Marazzo, un autre organisateur du convoi avec lequel elle a reçu l'ordre de ne pas avoir de contact, sauf en présence de son avocat.

Tamara Lich, quatrième à partir de la gauche, a reçu l'ordre d'un juge de ne pas avoir de contact avec Tom Marazzo, un autre organisateur du convoi. Ce dernier est identifié dans cette publication Facebook comme étant le deuxième à partir de la droite. Cette photo montre le groupe à Toronto après que Tamara Lich eut reçu son prix de la liberté de la part du Justice Centre for Constitutional Freedoms. (16 juin 2022)
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Tamara Lich, quatrième à partir de la gauche, a reçu l'ordre d'un juge de ne pas avoir de contact avec Tom Marazzo, un autre organisateur du convoi. Ce dernier est identifié dans cette publication Facebook comme étant le deuxième à partir de la droite. Cette photo montre le groupe à Toronto après que Tamara Lich eut reçu son prix de la liberté de la part du Justice Centre for Constitutional Freedoms.

Photo : Facebook de Stacey Kauder

Des amis des deux organisateurs du convoi ont émis l'hypothèse, sur les médias sociaux, que Tamara Lich avait le droit d’entrer en contact avec Tom Marazzo lors de l'événement en raison de la présence d'avocats du JCCF qui représentent également Tamara Lich dans ses affaires civiles.

Avec les informations de Paula Duhatschek et Meghan Grant

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