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La Fédération de jiu-jitsu de Sherbrooke lutte pour des compétitions légales

Les deux hommes sourient à la caméra.

Josias Pana, un élève de jiu-jitsu, et David Côté, l'entraîneur-chef à l'Académie SGS.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

Les adeptes de certains sports de combat attendent depuis des années la légalisation de leurs compétitions au Québec. La Fédération québécoise de jiu-jitsu brésilien espère notamment que le gouvernement provincial permettra le retour des compétitions comme d'autres provinces, dont l’Ontario, l’ont déjà fait. 

Depuis 2013, une modification au Code criminel fédéral interdit en effet les compétitions de certains sports de combat, comme la boxe thaïlandaise et les arts martiaux mixtes. Les provinces peuvent toutefois choisir d’autoriser les compétitions si elles le souhaitent. 

Ce n’est pas encore le cas du Québec, où les compétitions peuvent entraîner des poursuites au criminel dans le cas où une plainte serait déposée. 

« Au Québec, ça n’a pas de bon sens, on n’a pas le droit de faire de compétitions de jiu-jitsu.  »

— Une citation de  David Côté, entraîneur--chef de l’Académie SGS 

Les entraînements sont permis en sol québécois, mais les athlètes doivent se déplacer en Ontario ou aux États-Unis pour se professionnaliser et participer à des compétitions. 

Cette situation est gênante pour les amateurs de jiu-jitsu comme le sportif Josias Pana, qui regrette que les Ontariens et les Américains aient accès à ce sport, alors que ce n’est toujours pas son cas. 

Eux, ils ont ça à domicile, fait-il remarquer. C’est facile pour eux de pratiquer ça directement, mais nous, on n’a pas toujours la possibilité de partir loin, de prendre des congés, d’aller à des compétitions n’importe où.

Le professeur de boxe thaïlandaise Antoine Coutu est du même avis. Moi, je suis arrivé au niveau professionnel avec 5 combats, donc ce serait vraiment bien que j’aie une ligue, et que je puisse prendre au moins 20 à 25 combats d’expérience avant de tomber dans le professionnel, soupire-t-il. 

Un changement de loi fort attendue

La Fédération québécoise de jiu-jitsu brésilien souhaite que la Coalition avenir Québec (CAQ) agisse rapidement, de manière à ce que les sportifs de la province aient les outils pour gagner des combats.

Pourtant, le domaine est très populaire et devrait pouvoir être reconnu, selon le professeur de jiu-jitsu brésilien David Couturier. Ce n'est vraiment pas une discipline qui est marginale, c’est vraiment très populaire, juste à Sherbrooke ici, on a au moins quatre ou cinq écoles, affirme-t-il.

Aujourd’hui, ce serait vraiment facile d’ouvrir ce dossier-là, de le régler, et de permettre à la Fédération internationale d’organiser des événements, ajoute-t-il. 

Le ministère de l’Éducation a indiqué, dans un courriel à Radio-Canada, que les travaux entourant la possible légalisation de certains événements de combat amorcés en 2019 ont été retardés par la pandémie. 

Avec les informations de Thomas Deshaies

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