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Les besoins augmentent dans les banques alimentaires 

Michel Batry au lutrin.

Le directeur général de la Sécurité alimentaire de Victoriaville, Michel Patry, a parlé lors d'une conférence de presse.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Les besoins continuent d'augmenter dans de nombreuses banques alimentaires de la province. C'est le cas dans les trois principaux organismes de dépannage des MRC d'Arthabaska et de l'Érable. Face à ce contexte, le député d'Arthabaska Éric Lefebvre lance un appel à la générosité à tous ceux qui peuvent donner. 

Le député compte utiliser 15 000 $ du budget discrétionnaire de son bureau de comté pour lancer un mouvement de solidarité cet été.

« Ce que je dis aux entreprises, c’est que si vous avez eu des années exceptionnelles, aujourd’hui, je vous tends la main pour doubler le montant que vous allez offrir aux différentes banques alimentaires  »

— Une citation de  Éric Lefebvre, député d'Arthabaska

Dans le cadre de ce programme, les dons devront être acheminés directement aux organismes. 

Cette nouvelle a été bien accueillie par les organismes de la région, alors que leurs tablettes se vident rapidement dans le contexte économique actuel. 

L’Organisme Sécurité alimentaire, à Victoriaville, est particulièrement touché par cet enjeu. On sent depuis que l’inflation est assez grande, et l’après-pandémie a été un coup dur pour beaucoup de familles. On a une augmentation de 7 à 10 % du nombre d’usagers, remarque le directeur général Michel Patry. 

Le visage de la pauvreté change

La hausse des demandes est également jumelée à l’émergence de nouveaux bénéficiaires, constatent des acteurs du milieu. 

Avant, on n’avait presque pas de travailleurs. Maintenant, on a beaucoup de travailleurs, et aussi de l’aide sociale, un peu de chômage, explique la directrice générale de l’Organisme de récupération alimentaire et de services Saint-Eusèbe (ORASSE) de Princeville, Marie-Claire Boutin. 

La situation est similaire chez l'Organisme de récupération anti-pauvreté de l'Érable (ORAPÉ), à Plessisville, constate sa directrice générale Valérie Bédard. Présentement, le visage de la pauvreté change. Ce sont des travailleurs de plus en plus qui demandent d’avoir accès à nos services. Des gens qui travaillent tous les deux dans leur ménage, qui avec l’augmentation du panier d’épicerie, l’augmentation de l’essence, n’y arrivent plus, tout simplement. 

Avec les informations de Jean-François Dumas

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