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École Beausoleil de Victoria : une communauté tissée serrée malgré les incertitudes

Les parents sont ravis de l'éducation donnée à leurs enfants, mais s'inquiètent devant l'avenir incertain de l'établissement.

Les bâtiments modulaires de l'école Beausoleil sont entourées d'une grille et d'un chantier de construction, le 22 juin 2022.

Les élèves francophones fréquentent cette école temporaire Beausoleil de Victoria depuis l'automne 2021.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

L'année scolaire tire à sa fin et pour l'École francophone Beausoleil de Victoria, elle n'aura pas été de tout repos. Les élèves qui avaient dû quitter leurs anciens locaux situés dans une école anglophone ont dû passer quelques mois à l'École Victor-Brodeur, avant de redéménager dans des locaux modulaires temporaires en novembre. Ces rebondissements ont forcé la communauté à tisser des liens serrés.

Une scène sous un chapiteau, devant l'école Beausoleil de Victoria, le 22 juin 2022.

Le spectacle de fin d'année a été présenté à l'extérieur de l'école.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Le spectacle de fin d’année des enfants de la maternelle à la quatrième année démontre à quel point la communauté se tient ensemble, malgré les déménagements et le chantier de construction autour de l’école.

Il fallait vraiment garder la cohésion de la communauté, des membres du personnel, des élèves et je pense que c’est mission accomplie avec le spectacle, constate la directrice de l'École, Pascale Bernier.

« Les enfants sont heureux. [...] On s’est créé notre petit bonheur. »

— Une citation de  Pascale Bernier, directrice de l'École Beausoleil de Victoria
La directrice, souriante, devant l'école Beausoleil de Victoria, le 22 juin 2022.

La directrice de l'École Beausoleil Pascale Bernier se dit choyée d'être entourée de si bons enseignants, personnels scolaires, parents et enfants.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Les locaux temporaires, créés de modules séparés liés par des passerelles, ne viennent toutefois pas sans défi. Mme Bernier explique qu’ils ne serait pas accessibles à un élève à mobilité réduite par exemple. Et il n’y a pas de lieu de rassemblement, de salle commune à l'intérieur ou de structure de jeu.

Des solutions ont cependant été trouvées : les enfants peuvent aller jouer dans la cour de l’école voisine anglophone et un gymnase est en construction pour l’automne prochain.

Des parents à la fois ravis et inquiets

Tous les parents et enfants interviewés n’avaient que de bons mots à l’égard de la direction de l’école et de tout le personnel scolaire. Certains trouvent même les classes très jolies, modernes et spacieuses, comme Maëva Gauthier, mère de Mathis qui est en deuxième année. J’avais un petit peu peur au début avec le déménagement et la transition d’une vraie école aux portables, mais ça a l’air d’une école, affirme-t-elle. Son fils aime son école, parce que ses amis y sont.

Maëva Gauthier agenouillée à côté de son enfant, devant un mini terrain de jeu, le 22 juin 2022.

Maëva Gauthier et son fils Mathis sont devant la petite cour d'école et le futur gymnase en construction.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Les parents critiquent toutefois le manque de cour d’école, le chantier de construction en cours et surtout, l’incertitude face à l’avenir. On va manquer d’espace dans quelques années, peut-être dès la fin de l’année prochaine. Et là, où vont aller les étudiants et étudiantes? se demande le père de famille Carl Monk. Celui qui est engagé au sein de l’Association de parents de l’école craint de perdre de petits francophones au profit du système anglophone.

La mère de famille Geneviève Carrière trouve déplorable le fait que les francophones n’ont pas d’école permanente ainsi que le manque de ressources. Toute cette incertitude crée de l’anxiété à son avis.

L’école permanente sera construite à plus de 3 km des locaux temporaires, sur le terrain adjacent à l’école anglophone Lansdowne Middle School, d’ici cinq à sept ans.

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