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Dans l’Alberta rurale, des Églises ouvrent leurs portes à la communauté LGBTQ2

Deux hommes devant l'église unie de Bashaw.

Ben Wilson, président du conseil d'administration de l'Église unie de Bashaw, à gauche, et le révérend Robin King à l'extérieur de l'église de Bashaw.

Photo : Radio-Canada / Gabriela Panza-Beltrandi

Radio-Canada

Des Églises des régions rurales de l'Alberta s'efforcent de mieux intégrer la communauté bispirituelle, lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et queer.

C’est notamment le cas de l’Église unie de Bashaw, une petite municipalité au sud d’Edmonton, dirigée par le révérend Robin King.

Robin King est arrivé à la tête de l’Église il y a 14 ans. Sept ans plus tard, il a voulu rendre la congrégation plus inclusive et plus sûre pour la communauté LGBTQ2. Jésus n'a jamais dit qu'il fallait tolérer les gens. Il a juste dit qu'il fallait les aimer et les accepter tel qu'ils sont, explique-t-il.

Les marches extérieures de l’église ont été peintes aux couleurs de l’arc-en-ciel. Si certaines personnes fréquentant l’établissement en ont été mécontentes, l’Église a tout de même décidé d’afficher plus d'œuvres d’art de ce genre dans son bâtiment par la suite.

Certaines de ces oeuvres ont été d’ailleurs réalisées par des membres de la communauté LGBTQ2.

Nous nous sommes beaucoup concentrés sur l'organisation des activités communautaires et les liens avec les gens de la communauté, ajoute Robin King.

Plus nous avons travaillé avec la communauté LGBTQ2, plus nous avons réalisé que nous voulions vraiment aller au-delà du simple fait de dire : "Nous sommes une église ouverte à tout le monde."

L’église de Bashaw vise à inclure la communauté LGBTQ2 dans l’ensemble de ses activités, que ce soit dans les sermons, les discussions de groupe, les activités d'artisanat ou les soirées cinéma.

L’Église de Ponoka vise aussi l’inclusion

L’Église unie de Ponoka, qui se trouve à un peu moins de 100 kilomètres de la capitale albertaine, est aussi dirigée par le révérend Robin King. Comme à Bashaw, les marches de l'église de Ponoka ont été peintes aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Cette dernière s’est aussi associée à l’alliance gai-hétéro de la ville, lui fournissant d’ailleurs une salle pour ses réunions. Robin King a également marché avec l’alliance lors du défilé du Stampede de Ponoka.

Une église avec des marches aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Les marches de l’église unie de Ponoka ont été peintes aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Photo : Radio-Canada / Gabriela Panza-Beltrandi

Chris Stuik, qui habite à Ponoka, précise toutefois que cette ouverture de la part de l’Église est récente. Se disant de genre fluide, il explique qu’en 2008 plusieurs personnes se sont levées pour quitter l’église lorsque le prêtre a déclaré que ceux qui n’acceptaient pas la communauté queer et le mariage gai pouvaient partir.

Il y a beaucoup d’homophobie ouverte ici. Cela a été le cas jusqu'avant [la pandémie de COVID-19], puis cela a lentement commencé à changer, raconte-t-il.

Une prise de position de l’Église

Tanya Heyden-Kaye, qui a aidé à créer l’alliance gai-hétéro de Ponoka, estime que le fait que Robin King marche avec eux au défilé du Stampede est une prise de position.

Des personnes marchent dans la rue en tenant un drapeau de la fierté gaie.

Le révérend Robin King marche avec l'alliance gai-hétéro de Ponoka lors du défilé du Stampede de la ville en juin 2018.

Photo : Facebook/Église unie de Ponoka

Cela en dit vraiment long sur l’acceptation de cette Église, dit-elle.

Comme Chris Stuik, Tanya Heyden-Kaye espère que d’autres communautés rurales de l’Alberta tendront vers une plus grande inclusivité.

Plus on est ouvert, plus on est prêt à parler aux gens, plus les gens voient qu'on est un être humain et qu'on n'est pas effrayant.

Robin King estime, quant à lui, que même si le changement est lent, de plus en plus d’églises des milieux ruraux de la province deviendront progressistes.

D'après les informations de Gabriela Panza-Beltrandi

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