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Les épouses de guerre sont prêtes à passer le flambeau à la prochaine génération

Quelques-unes des 110 lettres d'amour entre un ancien combattant et son épouse datant de 1946.

Quelques-unes des 110 lettres d'amour entre un ancien combattant et son épouse datant de 1946.

Photo : CBC : Jeorge Sadi

Radio-Canada

Marjorie Nation ne va nulle part sans son rouge à lèvres.

La jeune fille de 97 ans est partie de Toronto pour assister à la réunion annuelle des épouses de guerre et des familles canadiennes à Halifax, en fin de semaine.

Au bal du samedi soir, c’était elle qui déchirait la piste de danse aux vieux airs de guerre.

Vous n’avez pas à vous asseoir et laisser les choses aller et laisser la vie passer, a avoué Marjorie Nation, accompagnée de sa fille. J’étais le genre de personne qui profitait de chaque jour.

Mme Nation est l’une des quelque 48 000 femmes britanniques et européennes qui ont épousé des militaires canadiens pendant la Seconde Guerre mondiale et qui ont immigré au Canada.

Carolyn et sa mère Marjorie Nation, âgée de 97 ans.

Carolyn et sa mère Marjorie Nation, âgée de 97 ans, se sont présentées à la rencontre annuelle des épouses de guerre et des familles canadiennes à Halifax.

Photo : CBC : Jeorge Sadi

Elle était la seule épouse de guerre encore vivante en fin de semaine. Les 40 autres participants étaient des descendants d’épouses de guerre.

Lynn Martin, présidente de Canadian War Brides and Families, a raconté que les organisations d’épouses de guerre ont commencé en tant que groupes provinciaux, le premier étant en Saskatchewan. Alors que beaucoup de membres vieillissaient et mouraient, ces groupes ont alors commencé à se dissoudre.

Préserver la mémoire

L’organisation nationale a été fondée il y a 11 ans. La mémoire de nombreuses épouses de guerre est maintenant préservée par leurs familles.

« Nous avons maintenant des petits-enfants qui se joignent à nous et nous avons eu notre première arrière-petite-fille l’an dernier à Calgary. »

— Une citation de  Lynn Martin, présidente de Canadian War Brides and Families

Donc, ç’a été un vrai voyage. Et je sais que nous sommes en diminution de nombre cette année, mais nous avons encore des gens vraiment enthousiastes.

Lynn Martin a mentionné que plus d’un million de personnes au Canada descendent d’épouses de guerre.

110 lettres d’amour

Cela comprend Carly Butler Verheyen, de la Colombie-Britannique, qui a écrit un livre retraçant les pas de sa grand-mère en tant qu’épouse de guerre à Londres, en Angleterre.

Dans ses recherches, elle a trouvé 110 lettres d’amour de sa grand-mère à son grand-père. Elle les a écrites en 1946, alors qu’il était retourné à Leamington, en Ontario, et elle attendait de le rejoindre.

« Ils étaient juste dans un sac en plastique. Nous pensions que c’était juste du papier brouillon. Et puis nous les avons trouvés et mis en ordre par date et nous avons réalisé qu’ils étaient de cette période.  »

— Une citation de  Carly Butler Verheyen, de la Colombie-Britannique

Butler Verheyen poursuit qu’elle a écrit le livre et qu’elle vient aux réunions parce qu’elle ne veut pas que l’histoire soit oubliée.

D’avoir renoncé à tout ce qu’ils connaissaient, à tous ceux qu’ils aimaient et à leur pays bien-aimé… Ils mettaient simplement leur foi dans l’amour et partaient pour cette aventure, a-t-elle exprimé.

Une histoire importante

Anna-Lynn Sanche veut aussi préserver l’histoire des épouses de guerre.

Elle a apporté avec elle un présentoir contenant les papiers de sa mère, sa valise, sa robe de mariée et son bouquet. Sa mère, Jeanne Marchais-Pfannmuller, a voyagé de Tours, en France, jusqu’en Alberta en 1946 pour rejoindre son mari.

Un couple de mariés.

Les parents d'Anna-Lynn Sanche se sont mariés tout juste après la Seconde Guerre mondiale.

Photo : CBC : Jeorge Sadi

Mme Sanche a dit que sa mère aimait assister à des rencontres avec d’autres épouses de guerre pour partager leur vie et leurs expériences.

« Maman disait toujours que nous sommes en train de devenir une race éteinte. C’est la fin d’une génération. C’est la fin d’un héritage. »

— Une citation de  Anna-Lynn Sanche

Anna-Lynn Sanche connaissait bon nombre des membres de l’organisme Canadian War Brides and Families depuis près de deux décennies. Elle continue à venir aux réunions pour continuer l’héritage de sa mère.

J’aime ça. Je pense que c’est important. Je pense que l’histoire est importante.

D'après un reportage de la journaliste Victoria Welland de CBC

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