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Une vétérinaire ukrainienne au Labrador risque d’attendre des années pour travailler

Svitlana Botvenko tient un petit chien dans ses bras.

La vétérinaire Svitlana Botvenko est autorisée à exercer son métier en Ukraine, mais elle doit attendre des années pour obtenir son permis au Canada.

Photo : Gracieuseté : Svitlana Botvenko

Radio-Canada

Une vétérinaire ukrainienne récemment établie à Labrador City ne peut exercer sa profession en raison, notamment, de la quantité de travail en retard de l’organisme national qui peut lui accorder le permis nécessaire au Canada.

Svitlana Botvenko a quitté l’Ukraine avec ses trois enfants à cause de l'invasion russe dans son pays et elle s’est établie au Labrador.

Elle espérait travailler à la clinique vétérinaire Northern Lights, mais l’obtention de son permis peut prendre des années. La propriétaire de la clinique, Jenine Janes, dit l’aider à suivre ce processus.

Jenine Janes explique que la Dre Botvenko est reconnue en Ukraine, mais l’organisme qui accorde les permis en ce domaine à Terre-Neuve-et-Labrador ne reconnaît pas ceux de l’Ukraine.

Le processus de reconnaissance des compétences professionnelles prend habituellement deux ans, et ce, sans compter les retards du traitement des demandes de permis causés par la pandémie de COVID-19, explique Mme Janes. Elle estime que de 300 à 400 personnes sont inscrites sur la liste d’attente pour cela.

Jenine Janes estime que le processus dans le cas Svitlana Botvenko prendra de trois à quatre ans. La vétérinaire ukrainienne doit réussir une série d’examens pratiques et d’autres tests de compétences de l’Association canadienne des médecins vétérinaires. Elle doit aussi apprendre la langue anglaise.

La première étape pour que Mme Botvenko devienne une vétérinaire autorisée est d’obtenir un permis restreint, ce qui lui permettrait d’effectuer certaines tâches avec une étroite supervision.

Ce ne sera pas l’idéal, souligne Mme Janes, parce que la Dre Botvenko est une spécialiste qui pourrait autrement mieux aider les propriétaires d’animaux de l’ouest du Labrador. Elle pourrait faire sur place certaines opérations chirurgicales, ce qui réduirait grandement les frais des clients qui doivent habituellement se rendre à Saint-Jean ou à Montréal pour obtenir ce service.

Svitlana Botvenko et Jenine James.

Svitlana Botvenko, à gauche, et la propriétaire de la clinique vétérinaire, Jenine James, souhaitent des changements dans le processus de l’Association canadienne des médecins vétérinaires qui permettraient à Mme Botvenko d’obtenir son permis de pratique au Canada plus rapidement.

Photo : Radio-Canada / Darryl Dinn

L’organisme terre-neuvien Association for New Canadians aide aussi Svitlana Botvenko à régler d’autres formalités, dont son permis de conduire, et à apprendre l’anglais. Le coordonnateur de l’organisme dans l’ouest du Labrador, Bill Soper, dit s’attendre à ce que d’autres Ukrainiens s’établissent dans la région au cours des prochains mois.

Entre-temps, Jenine Janes communique avec l’Association canadienne des médecins vétérinaires dans l’espoir que le traitement des demandes de permis de vétérinaires ukrainiens au Canada soit accéléré, comme le gouvernement fédéral le fait dans certains cas en matière d’immigration.

Mme Janes dit souhaiter que certaines exemptions soient possibles étant donné la pénurie de vétérinaires et les compétences de ces professionnels. Elle juge qu’il faut faire des changements majeurs dans ce processus.

Avec les renseignements de Darryl Dinn, de CBC

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