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Des logements plus chers et plus rares en Estrie

Deux blocs appartements. On voit une affiche indiquant des 11/2 21/2 et 31/2 à louer.

Le 1er juillet arrive à grands pas, et cela inquiète grandement plusieurs ménages.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Radio-Canada

Les résultats d'enquête du Regroupement des comités logement et des associations de locataires du Québec (RCLAQ) suscite de nombreuses réactions en Estrie. Selon les données recueillies, le prix des logements disponibles a connu un bond important par rapport à pareille date, l'an dernier, et les chiffres de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) ne représentent pas le prix demandé pour un logement.

À l'échelle de la province, le prix des logements disponibles sur le marché est en moyenne 9 % plus élevé qu'en 2021. Des hausses ont été particulièrement notables dans plusieurs municipalités, dont Granby où une augmentation de 54,5 % par rapport à l’année précédente a été observée, soit la plus importante dans la province. C'est notamment en raison du taux d'inoccupation, qui est exceptionnellement bas.

Selon le porte-parole du RCLAQ, Cédric Dussault, l'écart est énorme entre le loyer moyen recensé par la SCHL et le prix moyen des logements offerts sur le marché.

«  Il y a trois ans, quand on a commencé à faire cette étude-là, l’écart était déjà de 30 % entre le loyer moyen et les logements disponibles. Cette année on est passé à près de 50 % entre le loyer moyen, mesuré par la SCHL, et les logements qui sont offerts à la location.  »

— Une citation de  Cédric Dussault, porte-parole du RCLAQ

Selon le Regroupement, il est impossible ainsi impossible d'avoir une idée précise de la crise actuelle en se basant uniquement sur les données de la SCHL.

Le rapport intitulé Sans toit ni loi : étude sur le marché incontrôlé des loyers a compilé plus de 51 000 annonces de logements à louer provenant du site Kijiji.

L'Estrie n'y échappe pas

À Sherbrooke, une augmentation de à 26, 5 % par rapport à 2021 a été constatée. De plus, une cinquantaine de ménages n’ont toujours pas trouvé de logement en vue du 1er juillet. C'est le cas de Lucie Sévigny, une mère de famille qui a su récemment qu'elle devra quitter son logement. Cette dernière a deux enfants et possède deux chats. Elle payait son logement de cinq pièces et demi 675 $ par mois.

On attend des nouvelles, j'ai envoyé plein de messages pour des appartements des cinq et demi, j'ai fait une demande au HLM, mais aucune personne ne me retexte. Cette situation lui cause beaucoup d'inquiétudes. Je ne veux pas être dans la rue avec mes deux enfants.

Le porte-parole de l'Association des locataires de Sherbrooke, Mario Mercier, a réagi à ces données. D’année en année, il y a de plus en plus de gens à la rue [...] Ça crée une précarité immobilière, une précarité du logement qui est souvent très angoissante et à la limite invivable. Ce dernier conseil aux ménages possédant un logement qui leur convient de le conserver.

« On enlève presque de la bouche des enfants leur nourriture, leurs jouets et les médicaments de leurs parents parce qu’ils ne restent plus rien un coup qu’on a payé un loyer. »

— Une citation de  Mario Mercier, porte-parole de l'Association des locataires de Sherbrooke

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

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