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Manifestation pour le droit à l’avortement à Ottawa

Des militantes pro-choix

Une manifestation pour le droit à l'avortement s'est déroulée sur la colline du Parlement à Ottawa, lundi midi.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Deroy

Radio-Canada

Une quarantaine de femmes se sont réunies lundi midi devant le Parlement à Ottawa à l'initiative de l’Assemblée des groupes de femmes d'interventions régionales (AGIR) de l’Outaouais, en réaction au renversement, de l'arrêt Roe vs Wade. L’indignation était palpable chez les organisatrices, qui avaient réuni des représentantes d’une myriade d’organismes œuvrant pour les droits des femmes.

Horrifiée, humiliée, rétrograde. Les mots ne manquaient pas pour décrire les sentiments des manifestantes réunies.

Je ne peux pas croire qu’on ressorte encore nos pancartes! On est en 2022!, lance Isabelle N. Miron, conseillère municipale à Gatineau. Je ressens une très grande colère et une très grande lassitude.

En plus du renversement, de l'arrêt Roe vs Wade, l’accès aux services d’avortement au Canada était aussi sur toutes les lèvres.

Ce droit est très inégal partout au Canada. Dans les grandes villes, il est assez accessible, mais le moindrement qu’on va dans une région plus rurale, c’est à peu près impossible d’avoir accès au droit à l’avortement, se désole Isabelle Cousineau, chargée de projet aux communications pour l’organisme AGIR Outaouais.

Une pancarte sur laquelle il est inscrit « Mon corps, mes choix ! »

Des manifestants avaient des pancartes avec des slogans pour le droit à l'avortement à Ottawa, lundi midi.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Deroy

Mme Cousineau cite notamment l’exemple de la province du Nouveau-Brunswick, où l’accès à l’avortement chirurgical est limité à trois hôpitaux pour l’ensemble du territoire.

C’est contre ce genre de politique, contre ce genre de restrictions qu’on essaie de se mobiliser. C’est important de faire du travail en amont, ajoute-t-elle.

Le dossier est actuellement devant le tribunal.

Le droit à l’avortement est toujours sur le bord d’être menacé. À tout moment, il y a des projets de loi qui se font pour diminuer le droit à l’avortement. Je serais du combat, mais je serais aussi très triste, conclut Émilie Grenon, intervenante au CALAS Outaouais, déguisée en personnage de la série La servante écarlate.

Dans les prochaines semaines, 26 États devraient interdire aux femmes d'interrompre leur grossesse volontairement, selon l'institut de recherche américain Guttmacher Institute.

Avec les informations de Catherine Morasse

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